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Rians progresse sans faire de bruit

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Rians s'offre le titre honorifique de marque la plus dynamique de l'ultrafrais depuis le début 2010, notamment grâce à une avalanche de nouveautés. Tout en restant fidèle à son positionnement.

La faisselle

270 M€
de chiffre d'affaires en 2009 (en hausse de 5 %), dont 57 M€ à marque en GMS

Le logo de Rians, un clocher environné par la verdure, n'est pas une invention marketing : l'entreprise est réellement nichée dans la petite commune du même nom, au cœur  du Cher. Mais le calme environnant des lieux s'arrête aux barrières du site des Laiteries H. Triballat, raison sociale de l'entreprise.

Avec un chiffre d'affaires global en progression de 5 % en 2009, la marque la plus dynamique de l'ultrafrais sur la dernière période (+ 9 % du 1er au 28 mars, + 7 % sur douze mois, source Nielsen), loin devant la concurrence, ne chôme pas. « Notre réussite s'explique par une marque authentique, construite dans la durée », explique à LSA Hugues Triballat, PDG de l'entre-prise familiale dont le positionnement tient en deux phrases : « Nous voulons marier nos deux savoir-faire que sont l'ultrafrais et le lait de chèvre. Et nous avons vocation à occuper des niches de spécialité. »

Résultat, Rians, spécialiste de la faisselle et du fromage, lance pas moins de dix nouveaux produits au premier semestre : des desserts gourmands, une faisselle au lait de brebis, un yaourt au lait de chèvre sur lit de fraises, un chèvre déjà doré à réchauffer au four. Ce rythme soutenu est appelé à se poursuivre en 2011.

 

« Une entreprise intermédiaire »

À ce jour, la marque réussit particulièrement dans l'ultrafrais : ses ventes en GMS ont progressé de 6,3 %, à 57 millions d'euros. Mieux, les nouveautés, tous segments confondus, génèrent 10 % du chiffre d'affaires aujourd'hui. Surtout, Rians, qui produit aussi des MDD, veut capitaliser sur le lait de chèvre et de brebis, plébiscités pour des raisons de santé et gustatives. « L'enjeu est de compenser l'évolution du prix du lait par des volumes. Nous avons besoin de relais. Et sur les nouveaux produits, nous sommes moins " challengés " en prix », indique Pierre Girier, directeur général.

Répartition

63 % des ventes en GMS, 25 % à l'international, 12 % en RHF

Secteurs

50 % du chiffre d'affaires réalisé grâce à l'ultrafrais (deux tiers en fromage blanc, le reste en desserts), 50 % en fromages (majoritairement du chèvre)

En France, 5 % du chiffre d'affaires sont réinvestis tous les ans dans l'outil

Rians ne manque pas non plus d'ambition à l'international avec trois filiales de production (États-Unis, Argentine et Espagne), et ne cache pas réfléchir à d'autres pistes. D'ici à 2012, une nouvelle usine de fromage de chèvre devrait d'ailleurs sortir de terre aux États-Unis, pour un investissement de 10 à 15 millions de dollars.

En France, outre le site de Rians, le groupe familial compte sept fromageries de tailles diverses, réparties sur le territoire. Sa philosophie repose sur trois piliers : la qualité (ingrédients 100 % naturels), le développement de bonnes pratiques, et la rentabilité, « une source d'indépendance ». Ce qui explique que la logistique est gérée en interne, avec une flotte d'une centaine de camions.

Dans le futur, Rians n'envisage pas de s'écarter de ses métiers actuels. « Dans le passé, on comptait des marques de faisselle comme Gervillage, Senoble, Chambourcy, qui ont progressivement disparu du marché, car n'entrant pas dans la stratégie de grands groupes », observe Hugues Triballat. C'est là que Rians, qu'il qualifie « d'entreprise intermédiaire » face aux grands acteurs de l'ultrafrais, entend jouer son rôle. Car le lait est une histoire de famille. C'est une tante Triballat, partie en Bretagne, qui est à l'origine de la création de Triballat Noyal (marques Vrai et Sojasun). Si les deux entreprises sont indépendantes, elles travaillent en partenariat sur un plan logistique, pour couvrir leurs lacunes géographiques respectives. Et par souci d'éviter les querelles familiales, Rians n'envisage pas de se lancer dans le yaourt bio, créneau déjà occupé par Vrai. Il y a bien assez à faire dans la crémerie.

Nous voulons marier nos deux savoir-faire que sont l'ultrafrais et le lait de chèvre. Et nous avons vocation à occuper des niches de spécialité.

HUGUES TRIBAILLAT, PDG des laitieries H.Triballat (raison sociale de l'entrepries,dont la marque est Rians)

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