Roche Bobois, pour clients argentés et étrangers

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Les Roche, l’une des familles fondatrices de la marque, œuvrent toujours au sein d’un groupe devenu ambassadeur du meuble de luxe à la française dans le monde.

C’est l’histoire de deux famil­les, les Roche et les Chouchan. Les premiers, Philippe (photo, à g.) et François, tiennent boutique à Paris, dans le quartier historique des magasins de meu­bles, près de la gare de Lyon ; les seconds (Jean-Clau­de, à dr.), ne sont pas bien loin, avec aussi leur propre devanture. Ensemble, ils ont l’idée d’introduire en France le goût pour les lignes épurées du mobilier scandi­nave qu’ils vont chercher à Copenhague. Nous sommes au début des années 60, la marque Roche Bobois est née.

En 1961, les Roche-Chouchan utilisent comme tremplin le magazine Elle où ils font leur première campagne publicitaire. Une initiative devenue une habitude avec un rythme de deux campagnes par an.

Dès le début, les créateurs de Ro­che Bobois vont dénicher les meilleurs designers. Ils s’appellent Pierre Paulin ou Marc Berthier, Minvielle ou Steiner, ces derniers appartenant au mouvement du Bauhaus. Aujourd’hui, l’enseigne d’ameublement fonctionne toujours avec des signatures de renom, sous la houlette de Nicolas Roche, fils de l’un des pères fondateurs de la marque. Cédric Ragot a dessiné les chaises Loop pour l’Expo universelle de Milan, en 2015, et Christophe Delcourt, les tables Jane pour le restaurant de la même Exposition. Une vingtaine de designers contribuent à enrichir la collection cha­que année, chaque semestre même, à raison d’une trentaine de nouveaux modèles de canapés, chaises ou tables basses. Les an­nées 70 riment avec télé et… canapé !

Canapé iconique

C’est en 1971 que le canapé Mah Jong, ce canapé au ras du sol, devenu le best de la marque, est inventé par Hans Hopfer, designer allemand. Ce produit mythique sera rhabillé au fil des ans, notamment par Jean-Paul Gauthier en 2010. Une manière aussi de conquérir une clientèle argentée… et étrangère. Car, tout en créant des collections par univers – Les voyages, dans la veine ethnique, ou Les provinciales, pour les nouveaux propriétaires de maisons de campagne –, Roche Bobois essaime à l’étranger sur le créneau du made in France de luxe.

Le premier magasin hors de France ouvre à Manhattan en 1974 et deviendra le plus gros du réseau en chiffre d’affaires. Il sera suivi de beaucoup d’autres. Plus de 160 à ce jour dans 50 pays. En 2012, l’enseigne d’ameublement haut de gamme passe le cap de la moitié de son chiffre d’affaires à l’étranger. Une expansion menée par Gilles Bonan, président du directoire du groupe depuis quelques années. L’Amérique du Nord devient le premier marché du réseau après la France qui ne compte que 80 magasins. Mais pas seulement. Ukraine, Iran, Corée : trois nouveaux pays dans lesquels Roche Bobois a posé ses murs cette année, après avoir exporté sa « french touch » un peu partout dans le monde.

Le développement ne se fait pas en propre la plupart du temps, mais en franchise, un modèle qu’il utilise depuis les années 60. Un mode qui ne correspond pas forcément à l’image de luxe de la marque, mais qui a le mérite de l’efficacité.

En dates

1950  Rachat par Jacques Roche d’un ancien théâtre à Paris pour y construire deux magasins de meubles.

1960  Création de la marque Roche Bobois.

1974  Premiers pas à l’étranger, à New York et à Barcelone.

En chiffres

58 % du chiffre d’affaires réalisés à l’international

250 magasins dans 50 pays

437 M € de chiffre d’affaires en 2016

Source : Roche Bobois

 

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Article extrait
du magazine N° 2426

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