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S'il veut faire l'amour, un homme doit-il faire le ménage ?

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ENTRETIEN Voilà sans doute ce qui explique que les marques d’entretien continuent de cibler les femmes : elles prennent garde à l'épanouissement des ménages. Le rapport ? Sexuel, forcément.

Selon une étude publiée dans la revue américaine de sociologie, pour un homme, faire le ménage réduirait le nombre de ses rapports sexuels. Du moins pour les couples hétérosexuels. Le chercheur espagnol Sabino Kornich, qui a dirigé l’étude l’affirme : « les couples dans lesquels l'homme participe davantage aux tâches traditionnellement dévolues aux femmes font état d'un nombre moins grand de rapports sexuels ».

Réalisée par questionnaire sur 7.002 personnes, l’étude met en avant le rôle des tâches socialement réparties par genre dans la naissance du désir sexuelle. En clair : plus un homme fera des tâches habituellement reconnues « masculines », et une femme « féminines », plus le désir du lit sera important.

Le lit : voilà l’argument massue qui vient balayer la théorie queer, habituellement mise en avant pour prônée l’indifférenciation sexuelle sociale – théorie qui ne reste cependant qu’un petit courant dans l’immensité des diverses réflexions sur la sociologie des genres.

Car pour le chercheur, « Il existe une sorte de scénario sexuel bien défini par le genre, dans lequel se conduire selon ce genre est important pour la création du désir sexuel et l'accomplissement de l'acte ». Ainsi, plus un homme fait la vaisselle et récure la cuisine, moins il a de chance de grimper aux rideaux. En revanche, selon Sabino Kornich, l’inverse est aussi vrai. Plus un homme lustre sa voiture et paye ses factures, plus ses nuits seront folles en aventures.

De plus, une étude norvégienne de septembre dernier affirmait que plus un homme participait aux tâches ménagères, plus le risque de divorce était grand… L’éponge et le plumeau ne sont donc pas pour la paix des ménages.

Le chercheur met cependant en garde : « ne pas participer aux tâches ménagères est également source de conflit au sein des couples ». Et limite donc également le nombre de rapports sexuels. Pourtant, la réconciliation sur l’oreiller n’a plus sa réputation à faire…

Mais attention, ces diverses études sociologiques ont toujours leur limite : elles ne font que lire un comportement. Et bien aventureux est celui qui en tire une théorie générale. Statistique n'est pas mathématique...

Finalement, n’est-il pas plus coquin de faire le ménage à deux ?

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