[Saga] Black Friday, ces promos folles venues des Etats-Unis

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Cette vague de promotions, née au pays de l’Oncle Sam, commence à s’imposer fin novembre en France, malgré les affres de l’actualité et de l’économie. Retour sur l'histoire de ce phénomène, qui se tient le vendredi 25 novembre 2016.

Black Friday

Un « vendredi noir » qui réjouit les commerçants. L’événement commercial américain, qui se concrétise par de fortes promotions, s’immisce en France depuis près de cinq ans. Cette déferlante, qui se déroule tous les ans fin novembre, joue même les prolongations sur le web avec le « Cyber Monday ». En 2014, ce « vendredi fou » générait 144 millions d’euros de chiffre d’affaires dans l’Hexagone. Un bon début certes, mais rien de comparable aux 46 milliards d’euros d’outre-Atlantique, la même année.

Cette vague de prix cassés, recensée pour la première fois au pays de Molière en 2011, principalement sur la Toile, a peiné à s’imposer chez les distributeurs. La manifestation commer­ciale, qui a gardé son nom anglo-saxon à ses débuts, bénéficiait d’une faible notoriété. Logique, puisque ce jour renvoie à une tradition états-unienne. Le quatrième jeudi du mois de novembre, les Américains célèbrent, depuis 1789, la fin des récoltes autour d’agapes familiales baptisées Thanksgiving. Au cours du XIXe siècle, les commerçants ont l’idée de proposer à cette date des offres alléchantes. Les Américains repus partent donc, le lendemain, faire des emplettes et débuter leurs courses pour célébrer la prochaine fête : Noël. En Californie, ce jour est même devenu férié pour profiter de ces promotions ! Ce vendredi noir est surnommé ainsi, pour certains, en référence aux foules qui s’amassent à cette occasion dans les grands magasins. D’autres avancent les lignes de comptes des commerces, souvent dans le rouge jusque-là, qui repassaient en positif grâce à ces soldes monstres ; l’encre rouge était alors remplacée par le noir dans les carnets comptables.

Un nom lourd à porter

Mais le noir des foules et des cahiers fait bientôt place à celui du deuil. Aux états-Unis, un employé de Walmart malmené par les clients meurt écrasé au cours de cette folie dépensière. En France, le Black Friday monte en puissance à partir de 2012. À cette date, les grands noms du commerce français s’emparent de l’événement : la Fnac, Darty, Auchan… Un temps fort vite freiné par l’actualité.

Dommage collatéral des attentats du 13 novembre 2015 qui ont endeuillé le pays, les Français dépensent moins, malgré l’importance des promotions. Certaines enseignes, comme Cultura, ont tout bonnement annulé leur campagne ; la plupart ont rebaptisé ce jour afin d’éviter toute confusion malheureuse. Si le Black Friday, qui bénéficie surtout aux produits high-tech et à l’électroménager, gagne aujourd’hui la planète (Brésil, Allemagne, Corée du Sud…), beaucoup de consommateurs ignorent toujours l’événement (comme un quart des Français). Autre ombre au tableau : aux états-Unis et au Royaume-Uni, pays pionniers de ces rabais avant Noël, les perspectives 2016 de cette opération sont pour la première fois à la baisse. En cause : la banalisation des promotions… 

En dates

  • Fin XIXe : les origines du Black Friday aux états-Unis
  • 1970 : vulgarisation de la pratique outre-Atlantique
  • 2008 : Un employé de Walmart meurt écrasé par la foule
  • 2011 : Arrivée du phénomène en France

En chiffres

  • 144 M € de CA en France
  • 46 Mrds € aux Etats-Unis en 2014

Sources : Clear Channel et diverses 

Article extrait
du magazine N° 2436

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