[Saga] Le maxi succès des mini-vernis Mavala

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Ces produits nomades à petits prix ont trouvé une seconde jeunesse avec l’engouement pour le nail art. Il y a cinquante ans, les Parisiennes les appréciaient déjà.

vernis

Mi-novembre, Mavala a ouvert sa première boutique au monde, à Paris. Et ce n’est pas sans raison : l’histoire d’amour entre la marque suisse et la capitale française a débuté en 1961. « La France a été notre premier marché à l’export », rappelle Béatrice Maute, directrice générale de Mavala International. Spécialiste du soin des mains, la marque est distribuée chez Monoprix, en pharmacies, parapharmacies et dans les grands magasins.

Et, depuis quelques années, ses mini-vernis séduisent les consommatrices. « C’est le seul maquillage que l’on voit soi-même. Mettre de la couleur sur les ongles apporte de la joie. L’engouement pour les vernis depuis cinq ans a remis nos mini-vernis sous les feux des projecteurs », explique Béatrice Maute. Ils avaient déjà été sous les feux de la rampe… au cinéma ! En effet, en 1999, ils comptaient parmi les figurants de Vénus Beauté (Institut). L’action du film se déroule principalement dans un salon de beauté, qui vend ces fameux vernis. Créé en 1962, le « mini » a d’abord connu le succès à Paris. Son format nomade, en 5 ml, ludique et pratique, séduit les consommatrices. Mis à part l’étiquette, son packa­ging n’a pas changé depuis plus de cinquante ans : un flacon rond, légèrement conique, surmonté d’un bouchon octogonal doré, devenu tout aussi iconique que le produit. La forme de la bouteille empêcherait la sédimentation des pigments et les deux mini-billes qu’elle contient assurent une constante fluidité du vernis, selon la marque.

Des vernis aux noms de villes

Un mini-vernis permet en moyenne de réaliser dix manucures. Outre le format, Mavala a voulu se démarquer en cherchant des inspirations de couleurs à travers le monde, et baptise ses vernis avec des noms de villes : Honolulu, Rome ou encore Moscou. Appeler un vernis rouge du nom d’une ville russe en pleine guerre froide était assez audacieux. Le « mini » se décline aujourd’hui en 280 teintes. Au fil des ans, sa formulation a évolué et ne contient ni phtalate de dibutyle, ni formaldéhyde, ni toluène, ni colophane, ni parabène, ni camphre, ni nickel ajouté. « Et ce, bien avant que les législations n’interdisent certains de ces composants. Nous sommes très vigilants sur ce point », souligne Béatrice Maute.

Les mini-vernis sont fabriqués à Genève, siège de Mavala, puis envoyés vers une centaine de pays à travers le monde. La marque réalise en effet 98% de son chiffre d’affaires à l’export. Quant aux ventes de Mavala en France, elles représentent environ 10 millions d’euros par an. « C’est l’un de nos marchés les plus importants, avec l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie », confie Béatrice Maute. Mavala développe plusieurs collections saisonnières de vernis, chaque année. Pour ce Noël, la marque propose des coffrets composés de deux mini-vernis décorés d’illustrations girly. Des dessins de Charlotte du Jour qui mettent en avant les sports d’hiver et… la Suisse, bien sûr.

En dates

  • 1959 Création de Mavala, en Suisse
  • 1961 Début de l’export avec la France
  • 1962 Création des mini-vernis
  • 2016 Ouverture de la première boutique Mavala, à Paris

En chiffres

  • 280 teintes de mini-vernis
  • 10 M€ de chiffre d’affairesen France

Source : Mavala 

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Article extrait
du magazine N° 2438

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