Saisir sa chance

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Incroyable dynamisme des boissons ! Nouveaux gestes, nouveaux arômes, nouveaux cocktails… Les acteurs des boissons alcoolisées et non alcoolisées donnent l’impression d’être toujours plus innovants. Pourtant, et plus que dans d’autres secteurs, ils sont lésés par des taxes revues chaque année à la hausse et par la contraignante loi Évin pour les boissons alcoolisées. Or, tout laisse à penser que ces obstacles ne font que renforcer la détermination des acteurs. L’univers de la bière peut en témoigner.

Abattus par l’annonce de nouvelles taxes voici deux ans, les brasseurs ont repris le chemin de l’innovation... En le bétonnant à coups de campagnes de commu­nication et de promotions alléchantes. Ainsi, les Brasseries Kronenbourg ont lancé coup sur coup la bière aromatisée à la vodka Skøll, puis la bière fruitée K by Kronenbourg ; AB InBev n’a pas laissé échapper la tendance des bières aromatisées et a lancé Cubanisto, une bière au rhum ; et Heineken a décliné Desperados avec une version à la menthe, Desperados Verde. Résultat, ces boissons alcoolisées ne se sont jamais aussi bien portées, avec +11,8% en valeur sur un an, selon Iri (CAM au 27 juillet 2014).

Pourtant, les fabricants de bières ne peuvent guère compter sur les réseaux prescripteurs – bars, discothèques, etc. – pour faire émerger leurs nouveautés. Dans un pays réputé pour sa gastronomie, les patrons de bar et restaurant manquent d’audace dans leurs assortiments de boissons. « Quand, dans un pub anglais, vous avez le choix entre dix soft-drinks différents et une quarantaine de marques de bière, en France, on vous proposera trois softs et, allez, huit ou dix bières », déplore un acteur. Pas question de se retrouver avec des stocks sur les bras.

En GMS, le constat est à peu près identique. Du coup, nombre de petites marques commencent leur carrière dans les chaînes de snacking un rien « bobo » – Cojean, Bert’s, le magasin Collette – avant de tenter leur chance en GMS. Monoprix, aidé il est vrai par sa forte présence à Paris, l’a bien compris : cette chaîne référence des marques pointues comme, très récemment, Fever Tree, un soft haut de gamme imaginé pour être mixé dans des cocktails. Une signature qui, si elle ne fera jamais les volumes d’un Oasis, apporte une image moderne et différenciante au rayon des liquides.

 

Les tendances

  • Le sureau, un ingrédient nouveau qui apporte un goût subtil
  • Les aromatiseurs d’eau, le segment prometteur de la catégorie des sirops
  • Les colas à la stévia seront tous verts, la couleur de l’espoir

 

Les tops

  •     Apéritifs à base de vin +24,2%, à 138,2 M €
  •     Bières de spécialités +19,4%, à 964,65 M €
  •     Eaux aromatisées +10,2%, à 116 M €
     

 

Les flops

  •         Vermouths -6,7%, à 142,5 M €
  •         Cognacs, armagnacs et calvados -3,8%, à 62,8 M €
  •         Eaux gazeuses nature -3,2%, à 597,2 M €
     

 

Chiffres en CAM au 27 juillet 2014
Source : Iri

 

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Article extrait
du magazine N° 2344

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