Salaires, primes, A. Bompard explique le « modèle social avantageux » de Carrefour

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Le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a été auditionné par la commission économique du Sénat mercredi 2 juin 2021. Il a notamment vanté les avantages sociaux attribués aux salariés de Carrefour, alors que les protestations ne cessent côté syndicats, et est revenu sur la polémique au sujet de sa rémunération.

Alexandre Bompard AG 2021

Lors de son audition à la Commission économique du Sénat le mercredi 2 juin 2021, Alexandre Bompard, PDG du groupe Carrefour, a d’abord salué ses équipes et sa gestion de la crise du Covid-19 « Carrefour a fait mieux que tenir le choc ; nous avons pu maintenir notre trajectoire de croissance », déclare-t-il, faisant ainsi référence aux résultats historiques du groupe en 2020.

"Des salaires supérieurs de 10 %"

Alexandre Bompard s’est également exprimé sur le volet social, sujet sur lequel il est peu entendu. « Le modèle social de Carrefour est bien plus protecteur que celui de nos concurrents », a-t-il affirmé lors de son audition. Pour étayer ses propos, il s’appuie notamment sur la grille des salaires de l’entreprise qui serait 10 % supérieurs aux moyennes de salaires de la branche du commerce, précisant en outre que les salariés sont rémunérées sur 14 mois et non 13 mois comme l’impose l’accord de branche.

Il évoque également les dispositifs de protection, la mutuelle et la prévoyance « beaucoup plus avantageuses [que ses concurrents]». S’agissant des mécanismes de participation et d’intéressement « qui atteignent en gros 1 300 € par an », précise-t-il, ils sont en hausse de « 15 % sur les deux dernières années. Ils sont uniques, ce sont 6 fois les minimums légaux » assure Alexandre Bompard.

85 millions d'euros pour la prime Macron

"L’an passé, nous avons été le seul acteur a versé pour tous ceux qui étaient sur le terrain une prime. E chez nous,t ce n’était pas proratisés au nombre d’heures passées en magasin. Elle m’a coûtée 85 millions d’euros », avance encore Alexandre Bompard.

Salaire fixe à 1,5 millions d'euros

Le PDG est également revenu sur le sujet de sa rémunération, pour lequel il a été interpelé par les sénateurs. A ce sujet, il affirme : "Comme un patron du groupe CAC 40, je gagne très bien ma vie, avec 1,5 million d’euros de salaire fixe par an et des mécanismes de rémunérations variables selon des objectifs atteints ou non. Cette somme peu représenter  jusqu’à 165 % de ma rémunération fixe. J’ai conscience que c’est une rémunération très substantielle."

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