Saucissons secs : une montée en gamme progressive

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Retour des produits de terroir, saucissons prétranchés, snacking : Aoste s'appuie sur les grandes tendances de consommation et sur la qualité des ingrédients.

Des saucissons secs allégés, pour l'apéritif, aux noix, au fromage : si l'idée d'organiser le rayon ne s'imposait pas il y a encore cinq ans, aujourd'hui, ce n'est plus vrai. La segmentation industrielle, consistant à classer l'offre par formes - droits, courbés, courts -, a vécu. Dans sa nouvelle approche, qui lui a d'ailleurs valu un Mètre de Bronze décerné par l'IFM (Institut français du merchandising) en novembre, Aoste - Cochonou, Justin Bridou, Calixte - a choisi de s'appuyer sur les grandes tendances de consommation, donnant par la même occasion un coup de jeune salutaire à un rayon qui en a bien besoin.
Au total, 4 grandes familles ont été identifiées, avec une attention particulière pour les produits de snacking. Mini-saucissons secs, multisachets : c'est avec ces produits d'appel qu'Aoste propose d'ouvrir le rayon. Baptisé Tradition, le deuxième segment réunit tous les produits sans appellation régionale, le cœur du marché.


Une recommandation ouverte

La montée en gamme doit se faire progressivement. Aoste recommande ainsi d'isoler les produits « premium » dans un espace spécifique, baptisé Gastronomie. « Il s'agit ici de réunir tous les produits nobles, un peu comme dans le vin avec les bonnes bouteilles »,  explique-t-on chez Aoste. Dernière grande famille: les Régionaux. Un nom qui parle de lui-même. On y trouve les spécialités : d'Auvergne, de Savoie. Jusqu'aux incontournables chorizos espagnols.
Le dispositif ne saurait être complet sans un balisage spécifique. Pour renforcer la visibilité, Aoste a créé un meuble et la signalétique qui va avec : stop-rayons, séparateurs, frontons. Le marché du saucisson sec a beaucoup évolué. L'offre se développe un peu plus chaque mois, obligeant les magasins à faire preuve de souplesse. Et d'adaptation. Certains supermarchés, notamment dans les centres-villes, ont créé un espace  consacré aux produits biologiques et/ou issus de l'agriculture raisonnée. D'autres ont pris l'option d'isoler toutes les recettes qui ne sont pas exclusivement à base de viande de porc (âne, cheval). Dans tous les cas, l'objectif est le même : éviter de contraindre les clients à saisir les produits et à lire les emballages pour comprendre ce qu'ils ont devant les yeux.
Chez Aoste, on travaille sur le sujet depuis plusieurs années. Les enseignes sont souvent difficiles à convaincre. Cette fois-ci, il y a pourtant des raisons de  se montrer optimiste. Leclerc, Géant Casino, Cora, Auchan, Système U : plus de 400 magasins ont déjà adopté la nouvelle préconisation merchandising du groupe. Avec, pour certaines enseignes, des DN (diffusion numérique) supérieures à 25 % (Casino, Cora). Un travail de fond,  long et laborieux. Mais indispensable pour soutenir la montée en gamme d'un marché qui, l'an dernier, a progressé de 3,5 % en valeur, contre -0,3 % en volume.

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