Schlecker se rit de la crise allemande

Le droguiste discount affiche une croissance hors normes en Allemagne et se développe à l'international.

La distribution allemande connaît une grave crise. Le leader de la droguerie, Schlecker, n'en a cure. Cette entreprise familiale, fondée en 1974, table sur une croissance de 8 % pour l'ensemble de l'année, là où la distribution spécule sur un recul de chiffre d'affaires de 3 %. Deux facteurs expliquent ce succès. D'une part, l'enseigne n'emploie qu'une seule personne par magasin. D'autre part, Schlecker n'hésite pas à reprendre les fonds de commerce jugés non rentables. « On trouve parfois deux magasins à moins de 500 mètres l'un de l'autre », note un observateur. Résultat, l'enseigne cumule 45 % de part de marché dans la droguerie allemande. Du coup, les fournisseurs lui accorderaient des rabais de 4 % par rapport à la concurrence et des délais de paiement supérieurs à la moyenne. « Schlecker a opté pour une stratégie d'exclusion des petites drogueries locales, afin d'obtenir des fournisseurs des tarifs préférentiels », résume Michael Otto, analyste de la banque Helaba Trust. Toutefois, le modèle s'essouffle. « Schlecker est passé en dessous du minimum qu'il s'était fixé de 500 000 EUR de CA annuel par filiale, pour atteindre une moyenne de 400 000 EUR », assure un observateur.

Quoiqu'il en soit, l'enseigne cherche des relais de croissance à l'international. Présente en Autriche, Hollande, Espagne et en France, elle ouvrira 1 000 unités cette année dont 400 à l'étranger. Dans l'Hexagone, l'enseigne compte plus de 200 magasins, à l'est d'une ligne Metz-Toulouse dont 86 pour la région Paca. Depuis son arrivée, Schlecker ouvre 25 à 30 magasins par an.
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Article extrait
du magazine N° 1792

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