Ségolène Royal (re) suspend l'écotaxe sine die

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LÉGISLATION - LOIS La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé à l'issue d'une rencontre avec les transporteurs routiers qui menaçaient de manifester, sa décision de  suspendre l''écotaxe sine die. Depuis 4 ans, ce projet initié sous Nicolas Sarkozy puis voté par la majorité actuelle, aura été un fiasco. Pour partie, son rendement initalement prévu à 1,2 milliard d'euros, est compensé par la future taxe gazole qui va rapporter 800 millions d'euros.

Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, enterre l'écotaxe...une nouvelle fois
Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, enterre l'écotaxe...une nouvelle fois© Photo D. R.

Il semble bien - sauf rebondissement - que Ségolène Royal ait signifié l'arrêt de mort de l'écotaxe, à l'issue d'une rencontre avec les transporteurs routiers qui menaçaient de lancer un mouvement de protestation musclé. A l'origine, ce sont les transporteurs qui devaient payer cette taxe, d'un rendement de 1,2 milliards d'euros, via un système de péage sur les routes nationales. Au fil des années, le projet s'est étiolé, chaque région disposant d'une fixation du prix selon ses capacités de lobbying. La Bretagne avait excellé dans le genre, suite aux manifestations des bonnets rouges. Au final, la moitié de la recette était perdue, sachant que 25 % de celle-ci tombait dans l'escarcelle d'Ecomouv, le collecteur qu'il faudra d'ailleurs dédommager de dizaines de millions d'euros.

Votée l'an dernier, repoussée sans cesse, il semble que cette fois l'écotaxe ait vécu. Les salariés d'Ecomouv, basés à Metz, se disent abasourdis par cette décision. En revanche, la FNSEA - qui avait obtenu une dérogation pour le transport du lait entre les exploitations et les usines - les grossistes de la CGI ou encore Coop de France devraient se réjouir de l'abandon de l'écotaxe. Cette dernière était une véritable usine à gaz pour calculer les montants dûs, sans compter le coût d'équipement des camions, estimée à environ 1000 euros par véhicule. Pour remplir les caisses, le gouvernement va faire adopter, dans la prochaine loi de finances, une augmentation du prix du gazole de 2 centimes par litre, qui devrait rapporter 807 millions d'euros, selon les estimations du gouvernement. Il suffisait d'y penser...les consommateurs ayant peu de chances de démonter les pompes à essence comme l'ont fait des exploitants agricoles avec les portiques de péage...

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