Selon l’OMS, la charcuterie est cancérogène et la viande rouge "probablement"

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L’agence cancer de l’OMS confirme les soupçons qui pèsent sur les produits de charcuterie classés comme cancérogènes  (groupe 1) au même titre que l’amiante ou le tabac. La viande rouge est également classée comme "probablement" cancérogène pour l’homme.

"probablement" cancérogène, la viande rouge est de moins en moins consommée en France
"probablement" cancérogène, la viande rouge est de moins en moins consommée en France © Bernd Jürgens - Fotolia.com

Dans un document mis en ligne lundi 26 octobre, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’organisation mondiale de la santé (OMS), annonce le classement de la viande rouge comme "probablement" cancérogène pour l’homme (groupe 2A). Le CIRC ne laisse planer aucun doute sur les produits de charcuterie, classés comme cancérogène au même titre que l’amiante et le tabac dans le groupe 1. « Ces résultats confirment ainsi les recommandations de santé publique actuelles appelant à limiter la consommation de viande », explique le docteur Christopher Wild, le directeur de CICR.

Une alimentation riche en charcuterie, cause de 34 000 décès par an

Selon l’organisme de recherche indépendant  Global Burden of Disease Project,   près de 34 000 décès par cancer seraient imputables  chaque année à une alimentation riche en charcuterie, tandis que les régimes riches en viande rouge pourraient causer chaque année 50 000 décès par cancer. Par comparaison, le tabac provoque un million de décès par cancer par an dans le monde, l’alcool 600 000 décès et la pollution atmosphérique plus de 200 000 décès par cancer par an.

Une consommation en recul

Les conclusions du Centre International de recherche sur le cancer ne risquent pas d’arranger les affaires des industriels français de la viande.  En France, la consommation de viande ne cesse en effet de reculer. Entre 1998 et 2012, les volumes, toutes espèces confondues, ont chuté de 7% pour atteindre 66 kilogrammes de viande par habitant et par an. En GMS, le niveau moyen d’achat est passé de 34 kg à 32,8 kg consommés par an et par habitant entre juin 2013 et juin 2015. Le bœuf et le veau font partie des espèces les plus touchées par cette désaffection. 

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