Serge Papin (Système U) fait une proposition à Guillaume Garot pour la LME

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Dossier Serge Papin, président de Système U, a indiqué sur Twitter avoir rencontré hier Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, et lui avoir fait une proposition de modification de la loi de modernisation de l’économie concernant les relations commerciales, en réponse à une question de Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA.

« Pourquoi Garot ne parle + de modifier la LME ? Il faut que vous pesiez pour que MEL pour bouger la LME, lui n’en veut pas », twittait la responsable syndicale. Réponse de Serge Papin : « J’ai eu un rdv avec lui en fin de journée et lui en ai reparlé avec sa dircab et son conseiller. Il est convaincu. Comme toujours, c’est la méthode : comment amender sans être obligé de complétement de réformer. J’ai fait une proposition ».  

Différence de traitement

D’après les précédentes déclarations de Serge Papin, la loi devrait s’appliquer différemment selon que les entreprises, soient des PME ou des multinationales en ce qui concerne la négociabilité des tarifs. A noter que MEL, dans le tweet de Christiane Lambert, veut bien évidemment dire Michel Edouard Leclerc, président des Centres Leclerc, effectivement opposé à une modification de la loi mais qui a déclaré avoir traité différemment les entreprises de moins de 50 millions de chiffre d’affaires, en réduisant notamment les délais de paiement de 10 jours, invitant ses concurrents à faire de même.

Rudes débats en perspectives

Ce qui évidemment, les avait fait réagir vivement. La réforme de la LME, si elle avait lieu, pourrait être inclue dans le projet de loi sur la protection des consommateurs, qui devrait être présenté devant le Parlement mi-mars par Benoît Hamon, et dont le contenu reste pour l’heure très secret. Et les débats devant l’Assemblée ne devraient pas manquer ni les amendements. Sur les front des négociations qui se déroulent actuellement et qui doivent durer jusqu'à fin février, tous les témoignages s'accordent pour considérer qu'elles sont très dures, et la hausse des prix des matières premières semble bien difficile à faire accepter par les distributeurs qui voient le pouvoir d'achat de leurs clients baisser.

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