Smic 2016 : l'augmentation du salaire minimum fixée à son minima

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Le gouvernement a décidé de ne pas intervenir sur la hausse "technique" du Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance), fixé selon des facteurs complexes, qui tiennent compte notamment de l'inflation, très faible. La revalorisation au 1er janvier 2016 est de 0,6 %, soit 1 467 euros bruts pour 35 heures. 

La France compte environ 1,5 million de salariés au Smic, dont une forte proportion dans le commerce
La France compte environ 1,5 million de salariés au Smic, dont une forte proportion dans le commerce© DR

C'est la ministre du Travail, Myriam El Kohmry, qui l'a annoncé : le Smic ne bénéficiera pas d'un coup de pouce et va donc augmenter de 0,6% à 1 467 euros mensuels ou 9,7 euros de l'heure à partir du 1er janvier 2016. La hausse, "technique", fait l'objet de savants calculs incluant notamment la très faible inflation actuelle. Mais le gouvernement peut aussi arbitrer pour une hausse plus forte. Ce n'est pas le cas. Priorité à la compétivité des entreprises, pour lesquelles le coût du travail est souvent considéré comme trop élevé. Il n'y a qu'1,5 million de salariés réellement payés au salaire minimum en France, mais l'évolution de ce plancher sert aussi de base à l'augmentation des salaires plus élevés. Elle risque donc d'être très limitée, voire nulle dans le secteur marchand, les fonctionnaires ayant en général plus de poids pour faire valoir leur exigences.

Pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d'achat

"Dans le contexte actuel, l'augmentation du Smic ne serait pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d'achat compte tenu de ses effets sur le coût du travail et donc de l'emploi", indique Myriam El Kohmry. Avec 42 000 chômeurs de plus le mois dernier, le taux de chômage est reparti effectivement à la hausse et la baisse de revenus que provoque la perte dun emploi pèselourd dans la perte de pouvoir d'achat. Lequel, malgré la crise économique et la hausse de la fiscalité, est en augmentation en 2015, grâce à la baisse des prix des carburants et de certains produits de grande consommation. Le pouvoir d'achat n'est donc pas une priorité pour le gouvernement. En revanche, il devrait baisser en 2016 et 2017. Il est probable qu'à l'approche des élections présidentielles, il reviendra en grâce...  

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