Sodebo vise de nouveau l'international

|

La firme de Saint-Georges-de-Montaigu (85) entend vendre ses produits du traiteur hors de nos frontières. L'objectif est de réaliser 7% de ses ventes à l'étranger, comme avant 2008, et de produire sur place.

Le marché français est-il devenu un terrain trop petit pour Sodebo ? Alors que la firme fête les quarante ans de sa marque, les

400 M € Le chiffre d'affaires de Sodebo, qui réalise 3% de ses ventes à l'étranger. L'objectif est d'atteindre 7%.

Source : Sodebo

dirigeants - à savoir les trois filles du couple Bougro, fondateur de l'entreprise - se tournent vers le futur. Pour Sodebo, l'avenir passera par l'internalisation.

En France, la griffe vient de signer une très belle année en grande distribution, avec une croissance de 48% en volume à marque, grâce au segment des salades en boîte accompagnées de gressins qui restent un grand succès, et aux pizzas, qui expliquent toujours 50% de leur chiffre d'affaires, à 400 millions d'euros en 2012. Cela n'empêche pas quelques ratés : les soupes nomades de Sodebo, qui n'ont pas réussi à être référencées dans l'enseigne Monoprix, sortiront des rayons en 2014. « Cela fera partie de nos beaux échecs, c'était peut-être trop moderne d'ancrer la soupe dans le déjeuner », admet Patricia Brochard, directrice marketing et communication, et co-présidente de l'entreprise 100% familiale. Elle souligne, en même temps, la souplesse de sa structure : « Nous sommes capables de scier la branche quand nous constatons des résultats peu probants ».

Pour arriver sur ces nouveaux marchés, nous recherchons un partenariat avec une entreprise, mais souhaitons rester majoritaires.

patricia Brochard, directrice marketing et communication, et co-présidente de Sodebo

Proposer les produits « qui font notre force »

Pour viser l'international, le groupe compte s'appuyer sur ses points forts, à savoir, entre autres, « la culture du changement et de l'adaptation » note la co-présidente. Sodebo multiplie les efforts dans l'Hexagone, elle investit en effet 3 millions d'euros chaque année sur ses sites de production. Mais, pour l'heure, elle ne réalise que 3% du total de ses ventes à l'étranger. « Avant 2008, nous faisions environ 7% de notre chiffre d'affaires dans les pays limitrophes comme le Royaume-Uni et la Belgique. Mais avec la crise, ces pays se sont recentrés sur leur marché intérieur », remarque-t-elle. Aujourd'hui, la firme recherche activement un partenaire pour saisir des opportunités sur des marchés lointains, sans doute hors d'Europe.

Si Patricia Brochard ne tient pas encore à préciser les modalités de ses ambitions, elle distille quelques pistes : « Pour arriver sur ces nouveaux marchés, nous recherchons un partenariat avec une firme qui partage la même culture d'entreprise que nous, mais nous souhaitons rester majoritaires », précise-t-elle. Sur place, elle souhaite appliquer les mêmes recettes, à savoir « maîtriser l'ensemble de la chaîne pour la fabrication et arriver avec des produits qui font notre force ». Pizzas, sandwichs, salades et box de la société vendéenne pourraient ainsi faire les choux gras de nouveaux marchés, et cela dès 2014. La griffe garderait son nom et son logo Sodebo pour vendre ses produits en dehors de nos frontières. A terme, l'ambition est de produire sur place, puisque la marque propose des produits frais dont la date limite de consommation s'avère courte.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2289

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous