Marchés

Sofiproteol-Glon veut se positionner en grandes surfaces sur le marché des volailles

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Lors d'une conférence de presse à Rennes, les dirigeants du groupe Sofiproteol-Glon Sanders, présidé par Xavier Beulin, ont indiqué que la reprise du site de Blancafort leur permettra de conquérir des parts de marché, notamment en visant la grande distribution.

Interview de Xavier Beulin
Le groupe agroalimentaire Sofiprotéol et sa filiale Glon Sanders, repreneur partiel du pôle frais du volailler Doux après liquidation judiciaire, entendent "reprendre des parts de marché sur les importations" sur le marché de la volaille, en visant notamment la grande distribution où le groupe n'est pas encore présent.
 
Reprendre des parts de marché
"Le marché de la volaille est en croissance au plan mondial et européen. En France, la consommation augmente aussi mais la production a baissé. Cette croissance est couverte principalement par des importations (42% de la consommation, ndlr), notamment sur les produits frais (...) Notre objectif est de reprendre en France des parts de marché", a expliqué mercredi Eric Philippe, directeur général de Glon Sanders.
 
La société est déjà présente sur le secteur de la volaille avec Ronsard (1 million de volailles abattues), mais qui sont destinées pour l'essentiel aux grossistes et à Rungis. Le président de Glon Sanders, Philippe Tillous-Borde, ancien directeur général de Sofiproteol, que préside le président de la FNSEA, Xavier Beulin. Il a déploré le choix du tribunal de Quimper de rejeter une offre de reprise globale en juillet. "Elle a abouti à la perte de 35 % d'emplois de plus, les dégâts sont très importants, on aurait pu mieux faire".
 
Il a également regretté que le groupe Doux, en rachetant le site de Pleucadeuc, puisse poursuive une activité dinde. Les dirigeants ont révélé que le rachat des sites industriels de Doux devrait leur permettre de gagner 1 % de part de marché en volaille et 2 % en dinde, portant leur part à 4 et 7,5 %. Glon Sanders est désormais lié à travers une société commune à Duc, la filiale rescapée de Bourgoin, pour le site d'abattage de Boynes.

 

 

 

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