Soldes : le projet de règlement européen sur les promotions inquiète

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BRÈVESLors d'un débat organisé à l'initiative de la DGCCRF sur «l'avenir des soldes, promotions, loteries" de nombreuses voix se sont élevées contre le projet de règlement européen sur les promotions.

 

Les promotions vont-elles entrer dans le domaine de l'exception culturelle et du sacro-saint principe de subsidiarité ? Le projet de règlement européen défendu actuellement en commission par le rapporteur Ward Beysen au parlement européen continue de provoquer de tviveq réactions, comme on a pu le constater lors d' un débat organisé de la DGCCRF, qui a fait salle comble de représentants de fédérations patronales, d' agence de publicité et de patrons d' entreprises, hier.

 

Le patron de Celio, Christian Pimont, est monté au créneau. Il considère que la « réglementation française en matière de soldes satisfait tout le monde -industriels, magasins, consommateurs - et qu'il est inutile de revenir sur celle-ci ». Le projet de règlement européen prévoit de les autoriser toute l'année au lieu de deux fois six semaines en France  et d' autoriser des rabais avant et après ces soldes. Ce qui reviendrait à les banaliser ou à les faire disparaître.

La menace est très sérieuse pour les chaîne de magasins de textile, ajoute le dirigeant de Celio. Les soldes offrent, selon lui, «un mode de régulation économique par la régénération des capitaux », qui permet de payer la collection suivante, alors que ce secteur ne bénéficie pas de la trésorerie générée par le crédit fournisseur, contrairement à la distribution alimentaire. Elles permettent enfin d' écouler des modèles qui n' ont pas rencontré les faveurs de la clientèle, en les vendant à perte, durant une période limitée.

Prévue dans le projet de règlement, la revente à perte toute l' année pour tous les produits rencontre aussi de très vives critiques. Jacques Périlliat, président du l' Union du commerce de centre-ville fustige à ce sujet une « Commission européenne qui veut changer les moeurs des consommateurs, comme s' il fallait tout compliquer quand ça marche». Christine Reichenbach, directrice juridique de l' Union des Annonceurs, qui soutient le projet de règlement, a admis qu' il était nécessaire « d' en retirer les dispositions» qui permettraient d' autoriser la revente à perte. Cette position vient également d' être adoptée par le Medef.

  

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