
LSA - On vous dit en retard sur le web…
M.-É. L. - On a revu complètement notre stratégie depuis notre Congrès de Stockholm, en juin 2015. L’idée, c’est de concevoir les sites internet comme de véritables sites marchands, quasi autonomes, de les faire manager par des vendeurs, quitte à favoriser le retrait en magasin ou en drive.
Le premier site d’e-commerce chez Leclerc, c’est le drive (2,4 milliards d’euros). Les autres génèrent environ 100 millions d’euros, avec un petit site consacré aux bijoux, un site culture et multimédia bientôt relooké, un site gros volumes (baby-foot…), une cave à vins en ligne, que l’on étoffe et qui va se construire en place de marché interne.
Après l’optique (lentilles) qui cartonne, nous venons d’ouvrir le site parapharmacie qui propose plus de 2 000 références. Bon lancement aussi. Je pousse beaucoup au développement de l’offre santé, un des plus importants secteurs de consommation des dix prochaines années, avec les loisirs. Et puis c’est une offre très différenciante par rapport aux autres enseignes de supers et d’hypers qui ont délaissé cet investissement. Au total, nous ambitionnons de faire passer le CA généré par le digital à 10% du CA total d’ici à 2020.