Son avis sur l'ubérisation

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Michel-Edouard Leclerc conférence LSA 2015
Michel-Edouard Leclerc conférence LSA 2015© Laetitia Duarte / LSA

LSA - La GMS peut-elle se faire « ubériser » ?

M.-É. L. - Je suis très sensibilisé à ce qu’on appelle les formes horizontales de commerce. Ça concerne les plates-formes d’échanges entre ­consommateurs, le développement de microtâches rémunérées et l’émergence de métiers intermédiaires qui se dispensent des anciennes qualifications. Tout cela vient forcément bousculer le paysage concurrentiel et les modèles économiques en cours. C’est l’un des objectifs prioritaires de la Chaire E. Leclerc/ESCP Europe que nous venons de lancer : analyser, sur le moyen terme, les scenarii et les impacts sur nos métiers.

À court terme, je ne vois pas comment ce mouvement pourrait menacer l’enseigne. J’ai même l’impression que, dans un premier temps, ces nouveaux services pourraient conforter notre position. Nous n’avons rien à craindre des compa­raisons de prix automatiques, et les shoppers qui font les courses pour d’autres pourraient même devenir nos clients !

Mais bon, on a tendance dans notre pays à surcoter la nouveauté. Pour le moment, ce ne sont ni les Amap, ni leurs dérivés, qui concurrencent E. Leclerc. Même vu de nos villes de province, Amazon n’en est pas à faire un carton. Alors ne nous payons pas de mots.

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Article extrait
du magazine N° 2414

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