Sondage exclusif: ce que pensent les Français des grandes alliances à l'achat entre enseignes

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Selon un sondage Ipsos effectué pour CA COM, agence de communication dédiée aux métiers du retail, 83% des Français considèrent que les alliances à l'achat annoncées ces dernières semaines entre grandes enseignes alimentaires peuvent être bénéfiques aux grandes enseignes de distribution. 71% aux grands industriels et seulement 34% pensent à un impact positif pour les consommateurs

93% des Français ayant obtenu au moins un bac+3 reconnaissent l’impact positif pour les enseignes de grande distribution (moyenne nationale : 83%)
93% des Français ayant obtenu au moins un bac+3 reconnaissent l’impact positif pour les enseignes de grande distribution (moyenne nationale : 83%)© IRI

Si les Français reconnaissent un impact positif du regroupement de certaines enseignes de grande distribution pour les parties prenantes de ces projets, à savoir ces grandes enseignes elles-mêmes mais également les grands industriels, ils sont bien plus dubitatifs quant à un bénéfice quelconque pour les consommateurs et pour l’économie française dans son ensemble. En effet,  83% des Français considèrent que ces regroupements peuvent être bénéfiques aux grandes enseignes de distribution, 71% aux grands industriels, mais seulement 34% reconnaissent un impact positif pour les consommateurs, et 33% pour l’économie française dans son ensemble.

«Après des mois de guerre des prix, le consommateur ne croit plus aux miracles. De son point de vue les nouvelles alliances Système U/Auchan et Intermarché/Casino profiteront surtout aux enseignes elles-même», commente Rodolphe Bonnasse, directeur général de l'agence Ca Com. Avant d'ajouter: «Ces opérations sont menées en amont et n’auront à priori pas de répercussion sur la « culture marché » des distributeurs concernés. L’opacité du dispositif pour le grand public peut expliquer la défiance des consommateurs à ce sujet.»

 

Dans les résultats, on observe certaines disparités en fonction des catégories socio-professionnelles :

-Les catégories socio-professionnelles moins favorisées sont plus optimistes que l’ensemble des Français quant à un potentiel impact positif sur les consommateurs et sur l’économie française dans son ensemble, avec des résultats qui restent cependant plutôt faibles. En effet, 39% des employés et 35% des ouvriers considèrent que ces regroupements vont bénéficier aux consommateurs, contre seulement 23% des cadres (moyenne nationale : 34%). De même, 44% des Français ayant un revenu mensuel net compris entre 1200 et 2000 euros considèrent que cela va avoir un impact positif sur l’économie française, contre seulement 23% de ceux ayant un revenu de 3000 euros ou plus (moyenne nationale : 33%).

Les catégories socio-professionnelles plus favorisées reconnaissent davantage l’impact positif de ces regroupements pour les enseignes de grande distribution concernées que pour les grands industriels. Par exemple, 93% des Français ayant obtenu au moins un bac+3 reconnaissent l’impact positif pour les enseignes de grande distribution (moyenne nationale : 83%), et 66% d’entre eux sur les grands industriels (moyenne nationale : 71%). 

 

 

 

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