Soupçon d'entente illicite dans l'entretien ménager

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justice - Neuf groupes industriels sont visés par une enquête du Conseil de la concurrence. Ils sont suspectés d'avoir participé à une entente sur les tarifs.

Les ententes sur les prix, ce n'est pas nouveau. Téléphonie, jouets, parfums, le Conseil de la concurrence sort régulièrement ses griffes et inflige de lourdes amendes aux sociétés fautives. Les prochaines sur la liste pourraient être celles de l'entretien ménager, soupçonnées de s'être échangé études de marché, conditions commerciales accordées par les distributeurs, prix pratiqués (lire ci-contre).

Illégal, certes, mais bien pratique, notamment dans l'entretien, où la pression des enseignes est forte. « Ici, les marges arrière sont au-dessus de 30 %, parfois jusqu'à 50 %, confirme le responsable du marketing d'une PME du secteur. De ce fait, les industriels n'ont plus qu'à augmenter leurs tarifs pour ne pas perdre leurs marges. »

Bien pratique

Mais ces augmentations sont dangereuses si les autres ne suivent pas le mouvement... Pour éviter cela, mieux vaut jouer la carte de l'entente collective. La pratique est courante, à en croire ce responsable de PME, qui a passé dix ans dans la distribution : « Ces ententes arrangent les multinationales, mais aussi les distributeurs, car, en s'accordant pour augmenter leurs tarifs, les industriels se démarquent encore plus clairement des produits MDD. »

Chacun y trouvant son compte, faire éclater au grand jour ces affaires n'est pas facile. En 2001, le Conseil de la concurrence a donc instauré une procédure de clémence, prévoyant des exonérations totales ou partielles de peine, pour favoriser les actes de repentance. Début 2005, Johnson dénonce ses turpitudes et celles de ses camarades. En 2006, Colgate-Palmolive évoque une entente sur les prix des produits corporels. Pour les autres, la sanction encourue est lourde : jusqu'à 10 % de leur chiffre d'affaires mondial. Pas besoin d'être grand clerc pour deviner dans quel camp il vaut mieux se trouver. Tous secteurs confondus, une trentaine de demandes de clémence seraient à l'étude au Conseil.

Les ententes sur les prix, ce n'est pas nouveau. Téléphonie, jouets, parfums, le Conseil de la concurrence sort régulièrement ses griffes et inflige de lourdes amendes aux sociétés fautives. Les prochaines sur la liste pourraient être celles de l'entretien ménager, soupçonnées de s'être échangé études de marché, conditions commerciales accordées par les distributeurs, prix pratiqués (lire ci-contre).

Illégal, certes, mais bien pratique, notamment dans l'entretien, où la pression des enseignes est forte. « Ici, les marges arrière sont au-dessus de 30 %, parfois jusqu'à 50 %, confirme le responsable du marketing d'une PME du secteur. De ce fait, les industriels n'ont plus qu'à augmenter leurs tarifs pour ne pas perdre leurs marges. »

Bien pratique

Mais ces augmentations sont dangereuses si les autres ne suivent pas le mouvement... Pour éviter cela, mieux vaut jouer la carte de l'entente collective. La pratique est courante, à en croire ce responsable de PME, qui a passé dix ans dans la distribution : « Ces ententes arrangent les multinationales, mais aussi les distributeurs, car, en s'accordant pour augmenter leurs tarifs, les industriels se démarquent encore plus clairement des produits MDD. »

Chacun y trouvant son compte, faire éclater au grand jour ces affaires n'est pas facile. En 2001, le Conseil de la concurrence a donc instauré une procédure de clémence, prévoyant des exonérations totales ou partielles de peine, pour favoriser les actes de repentance. Début 2005, Johnson dénonce ses turpitudes et celles de ses camarades. En 2006, Colgate-Palmolive évoque une entente sur les prix des produits corporels. Pour les autres, la sanction encourue est lourde : jusqu'à 10 % de leur chiffre d'affaires mondial. Pas besoin d'être grand clerc pour deviner dans quel camp il vaut mieux se trouver. Tous secteurs confondus, une trentaine de demandes de clémence seraient à l'étude au Conseil.

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Article extrait
du magazine N° 2034

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