Spanghero désigné comme l’auteur d’une "tromperie économique" par les ministres

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Benoît Hamon (ministre délégué à la Consommation), Stéphane Le Foll (ministre de l’Agriculture) et Guillaume Garot (ministre délégué à l’Agroalimentaire) viennent de présenter les résultats de l’enquête menée par la DGCCRF dans le cadre du scandale sur la viande de cheval. Spanghero est le principal fautif désigné. L'Ania s'empare du dossier et va présenter des solutions pour rassurer les consommateurs.

Stéphane Le Foll, Benoit Hamon, Guillaume Garot

Dès la semaine dernière, Spanghero était dans le viseur du gouvernement puisque des enquêteurs étaient dans leurs locaux, ainsi que ceux de Comigel. Les résultats sont "sans appel", selon les ministres. Benoit Hamon parle de "tromperie économique" et va transmettre le dossier au parquet pour l’ouverture d’une enquête judiciaire. Stéphane Le Foll pointe également le rôle du trader pour le stockage de la viande, mais attend le retour de ses homologues néerlandais pour avoir un regard précis sur ses responsabilités.

Architecture commerciale et géographique de la fraude

Par ailleurs, Benoit Hamon « ne remet pas en cause » les déclarations des autorités roumaines sur ses abattoirs, assurant que la viande qui en est sortie était bien étiquetée « viande de cheval roumaine ». Au total, ce serait 750 tonnes de viandes qui seraient concernées par la « fraude économique », dont 550 livrées à l’entreprise Comigel et le reste transformées puis vendues sous la marque "La Table de Spanghero". Selon Benoît Hamon, Comigel "aurait dû être alertée par la couleur et l’odeur de la viande".

L’enquête se poursuit autour de la traçabilité de l’ensemble des produits Comigel et Spanghero, sur le contrôle des autres viandes, ainsi que l’identification des entreprises qui ont importé de la viande de bœuf par les mêmes intermédiaires.

Des solutions à venir, selon l'Ania

Jean-René Buisson, président de l'Ania, commente ce rapport et annonce un train de mesures à venir: "Nous prenons acte que nos entreprises sont victimes d'une fraude. Dès la semaine prochaine, en concertation avec les pouvoirs publics et les ministres consernés, nous proposerons les solutions pour renforcer les contrôles existants afin de répondre dans les plus brefs délais aux inquiétudes légitimes des consommateurs."

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