Spartoo ouvre sa première boutique

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Le groupe Spartoo fait un pas de plus vers la « normalité » : il s’apprête à ouvrir une boutique à Grenoble. Logique, à l’heure où les frontières entre magasins physiques et virtuels s’estompent de plus en plus.

Spartoo s’apprête à sortir de son carcan de pure player en ouvrant boutique. Une vraie, avec façade et vitrine… Ce sera chose faite en centre-ville de Grenoble, là où le siège du groupe se trouve, « au cours du premier trimestre 2015 », ainsi que le révèle Boris Saragaglia, fondateur et PDG du groupe. « Il s’agit de répondre aux attentes de nos clients, qui demandent à pouvoir utiliser tous les canaux de vente à disposition », explique-t-il. « Ces boutiques étaient initialement attendues en centre commerciaux, réagit un expert. Mais qu’importe : l’important est que Spartoo cherche à se donner une image de marque-enseigne, comme en témoigne, également, le développement de gammes en marques propres. »

Trois marques propres

Spartoo vient en effet de lancer trois MDD. On vous passe les noms, l’important est ailleurs, dans ce souci de différenciation, toujours plus d’actualité depuis que le groupe s’est ouvert à la marketplace. L’intérêt d’une telle stratégie, initiée en mai 2014, est évident : élargir l’offre pour devenir incontournable. « Nous avons maintenant 2 500 mar­ques sur spartoo.com, dont 1 000 que nous gérons nous-mêmes, chiffre Boris Saragaglia. Avec la marketplace, nous avons ajouté 110 000 références à la vente, pour en porter le total à plus de 200 000. »

L’inconvénient potentiel est de faire rentrer Spartoo dans le rang, en en gommant les spécificités : s’il est important de vendre Diesel ou Converse, les autres ensei­gnes feront de même. D’où les MDD, pour créer des exclusivités. « Dans les trois ans, nous devrions atteindre 20% de nos ventes via nos marques propres », ambitionne Boris Saragaglia.

En France, le groupe est capable de livrer en trois à cinq jours en moyenne. Pas forcément dans le timing d’un Amazon, mais Spartoo refuse le jeu de la course à l’échalote avec l’améri­cain. L’entreprise regar­de surtout vers les enseignes de mode classiques. Toutes, au­jourd’hui, se sont diversifiées du textile vers la chaussure, dans une logique de « mode de la tête aux pieds ». Spartoo fait le chemin inverse, mais avec la même finalité : « Nous nous sommes ouverts à la mode et à la maroquinerie en 2013, et si les ventes de chaussures représentent encore 90% de notre chif­fre, le textile, dans trois à cinq ans, devrait atteindre 20 à 25% de nos ventes », assure Boris Sara­gaglia. Et donc représenter autant de relais de croissance.

 

Rester soi-même

Spartoo doit grandir sans perdre son originalité.

Le site, à 90% vendeur de chaussures, s’ouvre au textile et à la maroquinerie, avec un potentiel estimé à 20/25% des ventes. Idem avec la marketplace : il déploie des gammes en marquespropres, ciblant 20% des ventes.

 

 

130 M € : Le chiffre d’affaires réalisé en 2013

+ 15% : La croissance enregistrée, en cumul à fin octobre, en 2014

Source : Spartoo

 

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Article extrait
du magazine N° 2347

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