Spécial PME : Ils ont tout quitté pour oser la PME

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Dossier Lâcher son travail afin de créer son entreprise.

Sophie Blin et Carol-Ann Lovera

 

  • La société : Bloomup
  • Les dirigeantes : Sophie Blin et Carol-Ann Lovera
  • La date de création : 5 août 2010
  • L’activité : produits de beauté
  • Le CA 2013 : 2,3 millions d’euros

Si l’idée paraît séduisante pour beaucoup, peu la concrétisent… Peu, mais pas Carol-Ann Lovera et Sophie Blin. Ces deux femmes, qui se sont connues sur les bancs de l’école supérieure de commerce Inseec à Paris, avaient commencé de brillantes carrières. La première est passée par Carrefour, le cabinet de recrutement Michael Page puis Sephora, excusez du peu. La seconde a évolué notamment au sein de Coca-Cola. Elles se sont retrouvées chez John Frieda, une marque premium de produits capillaires. Mais, comme pour beaucoup d’acteurs interrogés, l’époque est aux doutes pour ces femmes en quête d’une meilleure qualité de vie pour elles et leur famille.

Rêve concrétisé

Refait alors surface leur rêve commun de monter une entreprise… Qu’à cela ne tienne, Carol-Ann Lovera et Sophie Blin partent avec enfants et mari loin de la capitale, à Cassis (13), pour se lancer, avec Bloomup, dans un marché certes saturé mais dynamique, celui des produits de beauté. « Nous nous sommes appuyées sur nos expertises respectives pour créer une offre innovante qui repose sur le plaisir. Nous voulions être l’alternative de Body shop ou Yves Rocher en grande distribution », résume Carol-Ann Lovera. Le duo importe des produits étrangers et élabore en même temps une gamme de produits Fruit Energy, entièrement conçue et fabriquée en France, même les moules des flacons proviennent de l’Hexagone ! Les gels douche et laits pour le corps font rapidement fondre les fashionistas: le chiffre d’affaires de Bloomup croît de 30% les premières années, et les deux entrepreneuses cumulent 2,3 millions d’euros de chiffre d’affaires fin 2013.

Un pari réussi donc ? « Nous avons une histoire de vie extraordinaire et une liberté inégalable. En revanche, on ne compte plus nos heures de travail… », admet Carol-Ann Lovera. Qui n’hésite pas à mettre à contribution ses enfants. C’est d’ailleurs son fils qui lui aurait soufflé l’idée des gels douche pour enfants à la grenadine et à la menthe à l’eau… La famille, c’est souvent le leitmotiv, évoqué par les personnes interrogées, qui est le déclencheur du désir de créer son entreprise.

13,2% des PME sont dirigées par des femmes

Les chiffres montrent que ces entreprises réussissent mieux en termes de chiffre d’affaires. Par exemple, les PME de 10 à 20 salariés tenues par des hommes voient leur chiffre d’affaires progresser de 1,5% en moyenne. Celles dirigées par la gent féminine enregistrent, de leur côté, une hausse de 2,7% sur la même période. Sources : cabinet KPMG et www.women-equity.com, 2014

Sans regret

C’est aussi le cas pour Emmanuelle Baillard. Issue d’une famille de viticulteurs, cette Bourguignonne était devenue une oenologue reconnue. Mais avec l’arrivée de son troisième enfant en 2004, elle veut se sédentariser… et décide de sauter le pas. Elle troque le vin pour des jus de fruits et crée la société Nectars de Bourgogne, en 2004. Pour Laurence Rolland, qui travaillait chez Nutrition & Santé, le déclic a été sa volonté de « mener un projet de a à Z ». Bien sûr, tous ces chefs d’entreprise abordent aussi les nuits blanches, les galères, le stress et la peur de l’inconnu. Mais si c’était à refaire… Tous disent oui, sans l’ombre d’une hésitation.

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Article extrait
du magazine N° 2379

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