Steinhoff surenchérit pour acquérir Cauval

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Steinhoff entend bien mettre la main sur Cauval... Et revoit son offre initiale de reprise à la hausse pour emporter la mise, mettant maintenant plus de 76 millions d'euros sur la table.

Dunlopillo est l'une des marques exploitées par Cauval en France.
Dunlopillo est l'une des marques exploitées par Cauval en France.

Cauval vaut bien quelques millions de plus… Steinhoff, après avoir fait une première offre de reprise de l’entreprise de literie début avril, annonce maintenant « améliorer » son projet de rachat.

C’est que, visiblement, Cauval, placé en redressement judiciaire fin février 2016, attise les convoitises. Une bonne dizaine de candidats, en tout, pour reprendre des marques aussi connues que Dunlopillo, Treca ou encore Simmons.

Une occasion à ne pas laisser passer

Or, pas question, pour Steinhoff de laisser passer cette occasion. Elle est trop belle. Voilà des années, en effet, que le groupe cherche à implanter des usines de production en France. Cauval lui offre cette possibilité clé en main.

Pour emporter la mise, Steinhoff entend débourser 76,2 millions d’euros, entièrement financés sur « ses fonds propres ». Dans le détail, ce projet de reprise serait de 67 millions d’euros d’apport en capital et de 9,2 millions d’euros pour « la procédure collective ».

Le plus intéressant est évidemment à regarder du côté de ces 67 millions d’euros. Ils « serviront à financer la relance du cycle d’exploitation et à réaliser les investissements nécessaires dans l’outil industriel et dans le marketing des marques », indique Steinhoff, dans son communiqué.

Six usines reprises dans le projet

Dans sa nouvelle offre de reprise, Steinhoff propose désormais de reprendre six des sept usines de Cauval : les sites de Limay (Yvelines), Mantes-la-Jolie (Yvelines), Saint-Amand (Nord), Mer (Loir-et-Cher), Fougères (Ille-et-Vilaine) et Reichshoffen (Bas-Rhin). Seule l’usine de Bar-sur-Aube (Aube) serait exclue du projet.

Intégrer à son portefeuille Cauval – 380 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015 selon L’Usine Nouvelle – permettrait à Steinhoff de travailler dans une logique « d’intégration verticale ». En clair, de contrôler l’ensemble de la chaîne sur le marché de la literie, depuis la production jusqu’à la distribution. Et donc de sécuriser les approvisionnements d’un Conforama, par exemple, enseigne phare, en France, du groupe Steinhoff.

« En pratique, explique le communiqué du groupe, cela consiste à atteler un outil de production au plus près de son réseau de distribution, tout en veillant à ce que cet outil puisse réaliser plus de la moitié de son activité auprès de clients extérieurs au groupe. Cette stratégie a déjà été mise en place avec succès (…) au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et en Australie. »

300 emplois de plus dans les cinq ans

Steinhoff assure vouloir conserver les marques et licences (Simmons, Dunlopillo, Treca). Il prévoit également « de relocaliser en France la production de certaines de ses références produites actuellement à l’étranger, notamment les produits de la marque haut de gamme Relyon, fabriqués à ce jour hors de France pour Conforama. » De quoi ainsi, assure-t-il, « pérenniser 971 emplois en France et en créer près de 300 dans les cinq années à venir. »

1 commentaire

pasckale

28/04/2016 09h05 - pasckale

pour indication Bar sur Aube n'est pas dans la "Meuse". Comme son mon l'indique Bar sur Aube est dans l'AUBE, département 10, en champagne. Merci .

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