Dépenses courantes des Français: un mauvais mois de septembre 2020

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Tous les mois, LSA publie l’Indicateur des dépenses et des transactions des Français, basé sur la solution Iri 360°. Voici les résultats pour septembre 2020. 

"La panne du désir d’achat se confirme en cette rentrée 2020"
"La panne du désir d’achat se confirme en cette rentrée 2020"© 123rf

Les chiffres d'Iri 360° sont catégoriques: "septembre signe un nouveau coup d’arrêt donné par les Français à leurs dépenses «quotidiennes» qui sont inférieures à l’an dernier et inférieures à l’avant crise" . Du côté des transactions, on observe que les dépenses se rationalisent au même rythme que les transactions. "La panne du désir d’achat se confirme en cette rentrée 2020", conclut Iri.

2019 en vert et 2020 en jaune

 

Méthodologie

De quoi s’agit-il ? Iri 360° est un panel basé sur plus de 350 000 foyers français, avec 700 000 transactions qui sont analysées tous les jours. « Pour y parvenir, nous travaillons avec une start-up d’agrégation de contenu et, dans ce cas précis, de comptes bancaires, explique Emmanuelle Peltier, directrice de programme chez Iri. Une des grandes difficultés a été de reconstituer les données pour une même enseigne, qui est parfois répertoriée différemment. » Concrètement, il s’agit des dépenses quotidiennes des Français qui apparaissent sur leurs comptes bancaires et dont 50 % se font par cartes bancaires, 16 % par prélèvements, 15 % par virements, 12 % par chèques et 6 % en espèces. « Pour le liquide, par exemple, un algorithme ajuste les données. Dans le cas de la boulangerie, il était ainsi important d’intégrer la montée en puissance du paiement sans contact pour ne pas fausser les résultats », poursuit Emmanuelle Peltier. Plus précisément, Iri s’est concentré sur les dépenses dites courantes. Sont donc exclus les impôts, les loyers, les emprunts, les achats de voitures, les frais de santé, les hôtels ou les voyages. En revanche, nous y trouvons bien évidemment les magasins alimentaires (petits et grands, spécialisés ou généralistes) et la restauration (collective, commerciale, rapide…), mais aussi une très grande partie du non-alimentaire (maison, mode, loisirs, culture, jardin…) et les services qui vont avec. C’est-à-dire les dépenses réalisées dans les enseignes de sport mais aussi celles faites dans les salles de sport. Les ventes de produits culturels, avec également les places de cinéma ou de théâtre. Sans oublier ces factures récurrentes que sont la téléphonie, les abonnements à Netflix ou Téléfoot, ou des services comme les taxis ou les transports en commun. Avec, bien sûr, tous les formats de vente répertoriés, du magasin de proximité au stade de football en passant par l’e-commerce. En sachant que le nombre mensuel est rapporté à celui du mois de janvier, qui constitue la base 100 de chaque année. « Cet indicateur nous renseigne sur l’appétence à la consommation des Français, tous secteurs confondus », résume Emily Mayer, directrice business insight d’Iri.

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