Tati est à vendre

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Tati, qui traverse une grave crise et perd plusieurs millions d'euros, est mise en vente par le groupe Eram. Quelque 1720 emplois sont en jeu, dans 140 magasins. 

Tati est mise en vente par le groupe Eram.
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Le pari du renouveau, initié au début des années 2010, était donc celui de la dernière chance… Et il s’avère finalement raté. Tati est à vendre, comme le révèle le site Boutique2Mode, le groupe Eram ayant mandaté une banque d’affaires pour trouver un repreneur aux quelque 140 magasins au célèbre logo au vichy rose.

1720 emplois en jeu

L’affaire est sérieuse puisqu’après les déboires de Vivarte, ce sont cette fois 1720 emplois qui sont en jeu, dans un secteur de la mode qui, depuis dix ans, ne cesse de boire la tasse. Consommation en berne, concurrence accrue, qui ce soit en « dur » avec un Primark, ou sur internet avec tous les autres, baisse des prix de vente, hausse des promotions : les maux du secteur sont connus. Ils touchent un C&A comme ils touchent aujourd’hui un Tati, et viennent mettre en danger les marges. Et la grande question, évidemment, est de chercher à savoir pourquoi ?

Agora Distribution, filiale du groupe Eram, à laquelle appartient Tati, aurait vu sa perte nette s’alourdir à 54 millions d'euros en 2016, contre près de 37 millions en 2015, pour 346 millions d'euros de ventes, selon le journal Les Echos. C’est évidemment beaucoup trop, chacun le comprendra.

Le pari, raté, du XXL

Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir cherché à redresser la barre. Tati, dès 2010-2011, a fait le pari d’un renouveau complet, avec une offre revue et corrigée, couplée à un concept de magasin plus grand, moins « paupérisant ». C’est ainsi qu’à Thiais avait ouvert, en 2013, son premier magasin « XXL », s’étendant sur 4000 m². Une manière, pour l’enseigne, de chercher à occuper le créneau du « discount qualitatif », en exposant l’ensemble de son offre, et pas seulement la mode.

Un temps, Tati aura cru, avec ce concept, avoir trouvé la bonne formule. Le chiffre d’affaires, la première année de transformation, bondissait partout de 10% et plus et se maintenait en croissance soutenue en année 2. En 2015, plus de la moitié du parc avait ainsi déjà basculé à ces nouvelles couleurs. Las, c’est bien dans les années 3 et 4 que la réussite d’un concept s’apprécie vraiment, ou son échec… Une fois que la nouveauté est passée, une fois que les clients ont repris des habitudes, une fois que l’effet « waouh » a disparu, que chacun a retrouvé ses petits travers… Le magasin est moins bien tenu, les efforts pour le maintenir dans l’excellence se relâchent. Rajoutez les attentats qui ont frappé la France en 2015, vidant pendant de longues semaines les magasins, et comprenez que la moindre faille était vouée à prendre des proportions dramatiques. 

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