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Téléviseurs : Le rétro projecteur ressuscite

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Enterré il y a quelques années, le rétroprojecteur fait son grand retour dans les écrans plats grâce à la technologie DLP. De quoi relancer les polémiques sur le standard de demain.

Alors que plusieurs nouvelles technologies d'écran - SED chez Toshiba, hybride LCD-DLP chez Sony, Oled chez tous les fabricants... - sont annoncées pour les prochains mois, c'est actuellement un revenant qui fait parler de lui dans le domaine des écrans de grande taille. Qu'on se le dise : le rétroprojecteur est de retour. Ceux qui ont en mémoire les bahuts bretons peu design, et offrant une image terne et sombre, peuvent réviser leurs classiques : les rétroprojecteurs sont devenus légers, moins profonds qu'un téléviseur à tube et, surtout, proposent une qualité d'image étonnante et tout à fait compatible avec la future haute définition. Au point que Sagem, qui a fait un retour surprise sur le segment en 2003 avec un modèle unique de 50 pouces, parle désormais de rétros « plasma like ».

« C'est l'arrivée du plasma qui a tué le rétroprojecteur, en proposant des écrans aussi grands mais une bien meilleure qualité d'image, résume Thierry Millet, le directeur général d'Optoma France. Mais aujourd'hui, avec la technologie DLP, les rétros offrent une image de grande qualité trois ou quatre fois moins cher, à taille égale, d'où leur résurrection. » Il est vrai que, hormis la profondeur - les rétros affichent encore 20 à 40 cm d'épaisseur en moyenne, contre une dizaine pour un plasma- , l'encom- brement est devenu comparable.

Et la multiplication des marques proposant un rétro DLP à leur catalogue ne trompe pas, le marché est bien là. Petit aparté technique : le DLP, pour Digital Light Processing, est une technologie exclusive de Texas Instrument, qui fabrique et vend ses systèmes à l'ensemble du marché. Marié au Digital Micromirro Device (DMD, un ensemble de minuscules miroirs orientables), il permet d'obtenir une image d'un niveau de contraste incomparable avec les générations précédentes. Chez les fabricants, on n'a de cesse de chanter les louanges du système. « Le DLP est vraiment la technologie forte du moment en grands écrans, assure Éric Vittet, le directeur du marketing de Thomson. La fixation murale est possible, le consommateur peut changer la lampe lui-même et le nombre de micromiroirs va passer de 100 000 à 180 000 sur la nouvelle génération de puces. »

Des technologies à venir

Il n'en fallait pas plus pour relancer une nouvelle guerre des standards. Après la rivalité plasma-LCD, voici venir la bagarre plasma-DLP. Et, pour certains, la messe est dite. « Nous estimons que le plasma a peu d'avenir avec l'arrivée de la haute définition, assure Georges Penalver, le directeur de la division terminaux et internet de Sagem. Quoi qu'en disent les fabricants, le gaz contenu dans les plasmas vieillit et verdit. L'autre grand atout est le prix, les plasmas sont plus chers à taille égale, et nous avons l'espoir d'atteindre rapidement des prix très bas en DLP. Le DLP n'en est qu'à ses débuts, alors que le plasma est bien avancé en âge et se fabrique dans des usines qui ont coûté des dizaines de milliards de dollars. »

Plus prudent, Thierry Millet estime, pour sa part, que « le plasma a tout à fait sa place aujourd'hui, notamment pour certains utilisateurs professionnels qui suspendent leur écran à trois mètres du sol ». Il reconnaît néanmoins que « l'industrie se cherche, bien malin celui qui pourrait dire aujourd'hui quelle sera la technologie phare dans deux ou trois ans ». Les plus prudents segmentent le marché par taille : LCD jusqu'à 32 pouces, plasma de 32 à 42 pouces, rétroprojecteur au-delà et vidéoprojecteurs pour les grandes tailles.

En matière de rétroprojection en tout cas, l'unanimité semble atteinte autour du DLP. Pourtant, à y regarder de plus près, une marque - et non des moindres ! - reste obstinément fidèle à la technologie alternative, dite tri-LCD. Xavier Sautereau, chef de produits Sony, justifie ce choix divergent : « Il y a d'abord une raison de stratégie industrielle. Le tri-LCD est un brevet détenu à 100 % par Sony et Epson, et Sony n'a pas pour habitude d'être dépendant d'un fournisseur, Texas Instrument ou un autre. Par ailleurs, nous obtenons en tri-LCD un encombrement et un prix comparables aux produits DLP. Quant à la qualité d'image, chaque technologie a ses avantages et ses inconvénients. Le DLP offre des noirs plus profonds mais les couleurs du LCD sont plus naturelles. Et, de par sa technologie, le DLP provoque chez certaines personnes un effet " flicker " [arc-en-ciel, NDLR] insupportable à l'oeil ».

Dernier argument de Sony, il doit lancer sur le marché, dans en- viron six mois, les premiers écrans SXRD, censés marier les avantages des deux systèmes actuels. Un nouveau coup de fouet en prévision pour le marché du rétroprojecteur.

Carnet des décideurs

Shigeru Kumekawa

Shigeru Kumekawa

Futur directeur général et président de Sony Marketing Inc

Hideyuki Furumi

Hideyuki Furumi

Président de Sony Europe

Machiel Frijters

Machiel Frijters

Directeur marketing de Sony France

Laurence Nentas

Laurence Nentas

Directeur marketing et communication de Toshiba TEC Imaging Systems France

Philippe Cardon

Philippe Cardon

Vice-président Europe du Sud de Sony Computer Entertainment Europe

Richard Brunois

Richard Brunois

Directeur de la communication de Sony Interactive Entertainment France

Emmanuel Grange

Emmanuel Grange

Directeur administratif et financier de Sony Interactive Entertainment France

Fabrice Colusso

Fabrice Colusso

Directeur du compte Orange du groupe Sony Mobile Communications

Jean-Raoul de Gélis

Jean-Raoul de Gélis

Directeur général de Sony Mobile France

Florent Lafarge

Florent Lafarge

Directeur de Business Unit B2C PC de Toshiba France

Kazuo Hirai

Kazuo Hirai

Président-directeur général de Sony Co entre 2012 et 2019

Dennis Van Schie

Dennis Van Schie

Vice-président, directeur commercial de Sony Mobile Communications

Hiroki Totoki

Hiroki Totoki

Président-directeur général de Sony Mobile Communications Inc

Kenichiro Yoshida

Vice-président exécutif et directeur financier de Sony Corporation

Nick Caplin

Nick Caplin

Directeur de la communication de Sony Computer Entertainment Europe

Gildas Pelliet

Gildas Pelliet

Directeur général de Sony France

David Mignot

David Mignot

Directeur général France de Sony Mobile Communications

Nicole Seligman

Nicole Seligman

Présidente de Sony Corporation of America (SCA)
Présidente de Sony Entertainment […]

Mark Khalil

Mark Khalil

Vice-président exécutif et conseiller juridique général de Sony Corporation of America

Steven Kober

Steven Kober

Vice-président exécutif et directeur financier de Sony Corporation of America (SCA)

Andrew House

Andrew House

Président de Sony Computer Entertainment

Olivier Terme

Olivier Terme

Directeur marketing France de la division mobile de Sony

Benoît Lambert

Benoît Lambert

Directeur général de Sony France

Éric Cariou

Président-directeur général de Toshiba Systèmes France SAS (TSF)

Hiroshi Kawano

Président de Sony Japon

Stéphane Labrousse

Stéphane Labrousse

Directeur du marketing de Sony France

Masaru Ibuka

Co-fondateur de Sony

Akio Morita

Cofondateur de Sony

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