Marchés

Temps troubles

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Action ! Assommés en 2012 par la taxe Fillon, les professionnels des liquides, loin de se conforter dans leur statut de « victimes », semblent bien décidés à tout faire pour sortir la tête de l'eau. Après un exercice morose, force est de constater qu'en ce début d'année 2013 l'heure est au statu quo sur le plan commercial. Presque une bonne nouvelle en soi vu le contexte général des PGC ! « La situation ne s'améliore pas pour le secteur des boissons mais ne s'aggrave pas non plus alors que, dans le même temps, toutes les grandes familles des PGC, elles, se dégradent », confirme Sophie Nonet, directrice des liquides chez SymphonyIRI.

La motivation pour s’en sortir est là, avec la volonté d’être le plus pertinent et le plus efficace possible en ces moments compliqués.

Atones en termes de ventes, les premiers mois attestent en revanche d'une effervescence du côté des directions marketing et commerciales dont témoigne largement notre nouveau hors série boissons Des ficelles classiques souvent, mais avec parfois ce petit quelque chose en plus. Comment ainsi ne pas citer dans les colas - l'un des secteurs pour qui la sortie de crise est une priorité - l'initiative de Pepsi, qui, avec Pepsi Next, son cola « nouvelle génération » à base de stévia, rêve d'ouvrir un nouveau segment ? Ou encore celle de Coca-Cola, qui fait le choix de l'innovation « efficace » avec l'arrivée notamment de Zéro Cherry, tout en maintenant la pression publicitaire ? Comment ne pas évoquer aussi la démarche des acteurs des alcools, eux aussi toujours en mauvaise posture ? C'est l'exemple de Pernod, qui innove avec la création de 51 Rosé, une recette aux notes de fruits rouges et de pamplemousse ; de Ricard, qui a mis au point une vaste opération de communication autour du « Ricard du jour » ; ou encore de Pernod, avec le lancement tactique d'Oddka, une vodka à moins de 12 €...

Pas de doute, la motivation est là avec en ligne de mire la volonté, plutôt que de se répandre tous azimuts, d'être le plus pertinent et le plus efficace possible en ces temps troubles. Car oui, les prochains mois s'annoncent compliqués. Il va falloir, bien sûr, composer avec l'attentisme des consommateurs, dont le pouvoir d'achat et le moral sont en berne ; mais aussi avec les répercussions des évolutions fiscales, les bières semblant mieux amortir pour l'instant le choc que leurs homologues même s'il est encore beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions ; et, enfin, avec les caprices du ciel. Or, à l'heure où nous mettons sous presse, force est de constater que le printemps tarde à arriver, et que le mois de mars, avec ses températures glaciales, n'a pas vraiment réchauffé l'ambiance. Bref, il faudra bien toute la mobilisation du secteur - industriels comme distributeurs - pour espérer entrevoir une éclaircie cette année.

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