Tensions avant la fusion Moulinex-Brandt

Alors qu'une assemblée générale extraordinaire réunira le 24 novembre les actionnaires de Moulinex pour préparer la fusion avec Brandt prévue pour le 14 décembre, le climat social est tendu. L'annonce du transfert du siège de Cormelles-le-Royal, dans le Calvados, à la Défense (région parisienne) a entraîné le débrayage d'une partie des salariés de cette usine de montage des fours. L'effectif de ce site comprend 1 100 personnes à la production et 400 au siège social.

Climat d'incertitude chez les salariés

La direction a déjà prévu la suppression de 140 postes dans les fonctions centrales, commerciales et industrielles. Cette décision, publiée par le quotidien « Ouest-France », inquiète les salariés, d'autant que certaines informations, encore au conditionnel, tablent sur 1 000 suppressions d'emplois. Ces décisions concerneraient l'ensemble des sites. Le projet de construction de la nouvelle usine d'Alençon pourrait même être remis en cause.

Les dirigeants d'El.Fi attendent cependant leur arrivée officielle aux commandes pour dévoiler leur projet industriel, qui prévoit d'exploiter les synergies entre Moulinex et Brandt.

Même si les industriels italiens n'ont pas la réputation d'imposer des restructurations drastiques dans les groupes qu'ils rachètent, des ajustements s'avèrent indispensables au redressement du bilan de Moulinex.
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Article extrait
du magazine N° 1700

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