Textile : un recul persistant

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Et une de plus, qui fait neuf… Pour la neuvième année consécutive, le marché de l’habillement, en France, s’affiche en recul en 2016 : - 1,2%, en l’occurrence, pour s’établir à environ 30 milliards d’euros. Le prêt-à-porter féminin, qui pèse plus d’un tiers de ce total, fait moins bien encore : ses ventes sont tombées à 10,4 milliards d’euros en 2016, selon la Fédération française du prêt-à-porter féminin (FFAPF). Elles ont ainsi connu une baisse de 2,6% en valeur sur l’année, et de 3% en volume. « Depuis 2008, la diminution est de 18% pour le secteur », explique ainsi François-Marie Grau, délégué général de la Fédération.

Ce qu’il faut retenir

  • Le marché de l’habillement est en recul pour la neuvième année consécutive.
  • Toutefois, des opportunités peuvent être saisies, notamment en ciblant les jeunes filles et femmes de 13 à 24 ans, de loin les plus dépensières, avec un budget moyen de 575 €, contre une moyenne à 367 €.
  • Les ventes par internet progressent toujours aussi rapidement et atteignent 17,4% du marché.

Pour autant, on peut espérer que le pire soit enfin passé. « Le chômage semble vouloir reculer et la croissance repart, avec une attente supérieure à 1 point pour cette 2017 », analyse Pierre-François Le Louët, président de la Fédération. Mais, se reprend-il aussitôt, « la prudence reste de mise ». Ceci posé, reste un marché, certes en crise, mais qui, avec ses quelque 30 milliards au global, a de quoi forcer le respect. Et, évidemment, attiser les appétits.

Les chaînes spécialisées très loin devant

Poids des différents circuits de distribution dans les ventesde prêt-à-porter féminin en France, en 2016, et évolution, en point, par rapport à 2015

Les jeunes femmes et leurs aînées

En moyenne, le budget moyen d’une femme, pour ses achats de prêt-à-porter, s’élève à 367 euros. Mais, comme toutes les moyennes, cela cache de grandes disparités. Deux pôles se détachent ainsi. D’abord, celui des 13-24 ans, championnes toutes catégories du chauffage de carte bancaire avec un budget moyen de 575 euros. Soit, pour ces jeunes filles, un marché de près de 2,6 milliards d’euros, qui donne des palpitations de bonheur à quelques distributeurs. Un peu plus haut dans la pyramide des âges, la tranche des femmes de 55 à 64 ans se défend plutôt bien, elle aussi : 419 euros de dépenses par femme et par an. Pas mal du tout et, là encore, de quoi donner envie aux enseignes de se spécialiser dans l’offre « senior ».

- 1,2%

L’évolution du marchéde l’habillementen France en 2016

Source : IFM

Et puisqu’on en est à parler des enseignes, ce grand écart dans les comportements d’achat a forcément des conséquences sur l’organisation du marché. Éminemment éclaté, il reste dominé par les chaînes spécialisées, de type H & M ou Zara, qui s’arrogent 34,4% de part de marché (- 0,3 point). Les multimarques – pour faire simple, les boutiques de centres-villes – arrivent ensuite, à 18,6% (+ 0,1 point), devant les grandes surfaces spécialisées (on entend par là Kiabi, Gémo, La Halle, etc.), qui pointent à 11,4%, en progression de 0,5 point. Tout ce joli maelström se battant également sur le net, désormais incontournable, avec 17,4% du marché, quand il n’était encore qu’à 14,5% en 2014.

« Depuis 2008, les ventes de prêt-à-porter féminin ont baissé de 18% en France pour s’établir à 10,4 milliards d’euros en 2016. »
 
François-Marie Grau Délégué général de la Fédération française de prêt-à-porter féminin

 

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Article extrait
du magazine N° 2447

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