TF1 multiplie ses sources de croissance

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Licensing, édition, jeux, vidéos, production de spectacles… Le Groupe TF1 ne cesse de varier ses activités avec succès. Explications.

Régis Ravanas, directeur général adjoint de TF1, en charge des diversifications et du développement.
Régis Ravanas, directeur général adjoint de TF1, en charge des diversifications et du développement.© © TF1

Accroître son résultat opérationnel de 19?millions d’euros en cinq ans, c’est ce qu’est parvenu à réaliser le pôle Édition de TF1 qui regroupe deux de ses filiales, TF1 Entreprises et TF1 Vidéo : « En 2010, le résultat opérationnel de ces activités était en perte de 7 M€. L’an dernier, il était positif de 12 M€ », explique Olivier Jacobs, directeur général de TF1 Entreprises (Games, Licences, Publishing, Musique) et de TF1 Vidéo. Cette branche a, en 2014, généré un chiffre d’affaires de 122 M€ et a permis au groupe de Nonce Paolini de sortir du seul petit écran.

Une tactique rodée avec TF1 Games et TF1 licences

  • Capitaliser sur les « produits maison » La diversification a débuté à partir des émissions de TF1, comme la déclinaison en jeu de société de « Qui veut gagner des millions », oule programme de licensing autour d’« Ushuaïa ».
  • Trouver des partenaires extérieurs TF1 Games rachète en 2007 l’éditeur Dujardin (Mille Bornes), puis Le Cochon qui Rit en 2009. TF1 Licences accroît son portefeuille d’agent avec les licences Sanrio (Hello Kitty), All Blacks ou Haribo.
  • Créer de nouveaux contenus Le groupe développe ses propres créations originales, tel le jeu Chrono Bomb !, qui s’est arraché lors du dernier Noël, et la coproductionde séries, spectacleset autres divertissements.

Avec Zaz, et derrière Orange

Cette stratégie de diversification a permis à TF1 de remporter des succès en dehors de son métier originel. Dans la musique, par exemple, où le groupe (label des Prêtres et de Zaz) a vendu 5 millions de disques l’an dernier et 2 millions de tickets de spectacle. Succès aussi dans la vidéo, avec 53 millions de produits écoulés en 2014. Tandis que MyTF1, le service de vidéos à la demande, est passé, l’an dernier, de la 4e à la 2e place des plates-formes de VOD, derrière Orange, avec 10 millions d’actes d’achat. « Depuis mai, nous nous développons également en e-cinéma, qui consiste à sortir un film directement en vidéo, un nouveau créneau très tendance aux États-Unis et que nous voulons préempter en France », assure Olivier Jacobs. Sans oublier le carton de TF1 Games avec son jeu de société Chrono Bomb !, qui sera diffusé pour Noël 2015 dans 26 pays.

Les chiffres 

  • 122 M€ : le chiffre d’affaires dupôle Édition (TF1 Entreprises et TF1 Vidéo) en 2014
  • 12 M€ : le résultat opérationnelen 2014

Source : TF1

Depuis plus de vingt ans

Il faut dire qu’en matière de diversification, TF1 n’en est plus à son coup d’essai. Sa première excursion hors de la petite lucarne remonte aux années 90, avec le développement de son émission Ushuaïa en produits dérivés et la création de TF1 Licences. D’abord dédiée à la gestion des droits dérivés des programmes de l’antenne, la filiale est devenue agent pour d’autres propriétés telles que Hello Kitty ou Barbapapa, les deux plus grosses licences gérées par le groupe, après Ushuaïa. « Il y a cinq ans, les deux tiers du chiffre d’affaires de TF1 Licences étaient réalisés avec des marques de notre antenne. Désormais, c’est le ratio inverse », précise Olivier Jacobs. Même schéma pour TF1 Games, qui a fait ses armes en déclinant les jeux télévisés du groupe en jeux de société avant de racheter Dujardin (Mille Bornes, Le Cochon qui Rit), et d’éditer ses propres créations, tel Chrono Bomb ! Et il reste encore à TF1 des « activités annexes » à développer, « les expositions-spectacles et les collections chez les marchands de journaux », cite le DG. Parmi ces projets, la Cité musicale de l’Île Séguin (92), qui devrait ouvrir début 2017, et dont TF1 est coactionnaire, en charge de la gestion de la programmation, de la vente et du marketing. De quoi boucler la boucle ! 

Si notre cœur de métier reste la télé, nous avons déployé, depuis 2008 et l’arrivée de Nonce Paolini, des activités annexes pour diversifier notre chiffre d’affaires et nous permettre de d’être un acteur référent du divertissement.

Régis Ravanas, DG adjoint du Groupe TF1 en charge des diversifications, et président de TF1 Vidéo, TF1 Entreprises, eTF1 et Téléshopping

 

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Article extrait
du magazine N° 2374

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