Tops et flops des produits achetés en hypers et supermarchés, par département [Carte interactive]

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Dossier Où achète-t-on le plus de foie gras, de crêpes ou de fruits frais emballés ? Quels sont les départements français où l'on vend le plus d'alcools forts ? A l'occasion des élections départementales 2015, dont le premier tour se tiendra le dimanche 22 mars, LSA et IRi se sont amusés à décrypter les ventes des hypers et supermarchés pour chaque département. Et vous pourriez bien être surpris par les résultats ! Voici la cartographie de la consommation en France.

Carte de France des PRoduits achetés en hypers et supermarchés par Département [Exclu LSA/IRi]

Les chiffres indiqués en face de chaque catégorie de produits correspondent à l'indice de représentation par rapport à une base totale France de 100, ce qui permet de définir la sur-représentation (et la sous-représentation) par département.

 

Analyse et Méthodologie

"Nous observons d’importantes disparités de consommation entre les départements"

Analyse et interview de Olivier Humeau Directeur Général IRI et de Jacques Dupré, directeur insights.

LSA: Observez-vous de grandes différences entre les départements ?
JD : Oui. Le poids des produits de grande consommation, les fameux PGC, varie fortement d’un département à l’autre. La notion du tout sous le même toit n’est pas la même entre Paris et la Corrèze. Ou entre le Nord et la Gironde. Nous observons, par exemple, que le poids des produits traditionnels est plus important dans les zones rurales. A première vue, peu de gens l’auraient parié. Mais ce résultat s’explique probablement par la disparition d’un grand nombre de petits commerces traditionnels, comme les boulangeries, les boucheries ou les anciennes épiceries, dans les villages et les petites villes. Dans ces conditions, les supermarchés et les hypermarchés deviennent un rendez-vous incontournable. Autant par choix que par obligation, parfois. Après, il faut regarder catégorie de produits par catégorie de produits. Vous y découvrirez ainsi que dans les départements bretons ou du nord de la France, les clients achètent davantage de boissons anisées que du côté des départements de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur. On peut probablement en déduire, non pas que le Pastis se boit plus à Brest qu’à Marseille, mais que dans le sud de la France, les consommateurs s’approvisionnent dans d’autres réseaux de distribution.

LSA: Pourquoi un tel décryptage est-il possible aujourd’hui?
OH : La puissance et la flexibilité de nos outils nous le permettent désormais. Il y a encore dix ans, nous étions dans le domaine du sondage, avec des représentations plus ou moins fines ou précises. Aujourd’hui, nous sommes, dans notre jargon, en census, et nous disposons, avec notre plateforme "Liquid Data" de la performance et de la flexibilité nécessaires pour en tirer tout le parti. Tous les jours, nous collectons les données de vente de 1950 hypermarchés et 5070 supermarchés. Nous analysons ainsi 98,9% du chiffre d’affaires total du parc français. Il faut savoir que cela représente l’exploitation de plusieurs milliards d’enregistrements, et de quelque 5 millions de références EAN, dont pas moins de 800 000 pour les seuls produits de grande consommation. Enfin, nous avons travaillé sur les chiffres de 2013 et 2014, afin d’en consolider les données et de fournir des éléments structurels et parfaitement fiables.

LSA: Ce décryptage prend uniquement en compte les hypers et les supermarchés. Pourquoi ?
JD : Tout simplement parce que nous si nous disposons  des informations au magasin sur l’ensemble des hypermarchés et des supermarchés, nous n’avons pas ce détail pour certains circuits et notamment pour le Hard discount allemand.
Par ailleurs, nous ne couvrons pas les Grandes Surfaces Spécialisées (GSS)

LSA: En revanche, vous avez travaillé sur la totalité des ventes, ce que l’on appelle le chiffre d’affaires tous produits (CATP).
OH :
Oui. Nous récupérons l’ensemble des ventes des magasins du périmètre concerné. Il s’agit donc aussi bien de l’alimentaire que du non alimentaire, du textile que du café. L’ensemble pèse plus de 130 milliards d’euros sur l’ensemble de la France, ce qui représente 4800€ par ménage et par an, ou encore, d’un point de vue distribution, 7500 € par m².

Propos recueillis par Yves Puget

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