Toujours en difficulté, Tesco s'impose un plan d'économie de 320 millions d'euros

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Tesco lance un plan d'économie de 320 millions d'euros. Le premier groupe de distribution britannique cède plusieurs activités Internet pour rétablir ses comptes.

Dave Lewis, le nouveau patron de Tesco, impose un régime drastique à son groupe.
Dave Lewis, le nouveau patron de Tesco, impose un régime drastique à son groupe.© © TESCO

Le distributeur britannique Tesco a annoncé le 8 janvier 2015 des réductions de coûts et des mesures de restructuration, avec la fermeture de 43 magasins non rentables au Royaume-Uni, et l’absence de dividende au titre de l'exercice en cours. L'enseigne va aussi réduire ses investissements et vendre ses activités Internet Tesco Broadband et Blinkbox. Le montant de la transaction n’a pas été précisé. Le distributeur envisage aussi la vente de Dunnhumby, spécialisée dans les données sur les consommateurs.

tenir face à la concurrence

Toutes ces économies doivent financer des baisses de prix pour faire face à la concurrence des enseignes discount allemandes Aldi et Lidl. "Nous devons réaliser des changements très difficiles. Je suis tout à fait conscient que les conséquences de ces changements sont significatives pour toutes les parties prenantes dans notre entreprise mais nous sommes confrontés à la réalité de la situation", a déclaré Dave Lewis, directeur général de Tesco depuis septembre.

Des sacrifices plus importants sont à prévoir

Sans évoquer un impact sur l'emploi, Tesco va restructurer ses fonctions supports, simplifier la hiérarchie en magasins et augmenter la flexibilité du temps de travail. Au total, cela devrait représenter près de 250 millions de livres (320 millions d'euros) d’économies par an, au prix d'un surcoût exceptionnel de 300 millions de livres.

Les difficultés de Tesco et les sacrifices annoncés par son nouveau patron n’ont pas surpris les marchés. "Il n’y a pas encore de grosse cession (Asie) mais ce n’est qu’une question de temps puisque celles annoncées ne suffiront pas, à notre avis, pour rétablir l’équilibre des comptes de l’entreprise", analyse la banque Kepler-Chevreux.

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