Travail dominical : quelques centaines de salariés manifestent boulevard Haussmann à Paris

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Ce matin, 14 novembre, plusieurs centaines de salariés ont dénoncé le projet du gouvernement d'assouplir les règles d'ouverture des magasins le dimanche. Lequel devrait être présenté en décembre devant l'Assemblée nationale.

Les salariés du Printemps, des Galeries Lafayette ou d'Uniqlo ont montré leur désaccord au gouvernement sur l'ouverture dominicale.
Les salariés du Printemps, des Galeries Lafayette ou d'Uniqlo ont montré leur désaccord au gouvernement sur l'ouverture dominicale.

Ils ont dit non au travail le dimanche et l’ont fait savoir en défilant ce matin devant les grands magasins parisiens. Un « succès » selon l'intersyndicale du commerce parisien Clic-P (CGT, SUD, CFDT, CFE-CGC et Seci-Unsa) qui avait appelé au mouvement il y a un mois. Selon cette dernière, il y avait au moins 500 salariés du Printemps Haussmann, 200 des Galeries Lafayette, 200 du BHV et des dizaines de personnes de Gibert Joseph, de la Fnac, Bon Marché, de Monoprix et de Uniqlo. Parmi les slogans : "travailler le dimanche, c'est non, non, non, travailler la nuit, c'est non aussi" ou encore "augmenter les salaires, pas les horaires".

Parmi les principales mesures du projet de loi sur l'activité porté par Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, qui doit être présenté en décembre, les commerces non alimentaires pourront ouvrir cinq dimanches par an sur simple demande (et non sur autorisation préalable) et jusqu'à 12 dimanches par an au total. Le gouvernement met en avant le fait que le travail dominical se ferait sur la base du volontariat et qu'il induirait des compensations salariales. Et, surtout, il espère des créations d’emploi, évaluées entre 40 000 et 50 000 selon le Medef.  Ce que dément Karl Ghazi, délégué CGT : "le gouvernement se fait le porte-parole du Medef et cette manifestation est là pour dire la colère des salariés, le volontariat n'existe pas et on s'acheminerait vers une banalisation du travail dominical".

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