Travail le dimanche: les professionnels jugent les propositions d’Emmanuel Macron insuffisantes

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Les voix du commerce s'élèvent pour réclamer une libéralisation plus grande du travail le dimanche. Le projet de loi présenté par Bercy le 15 octobre risque, selon eux, de leur compliquer la vie.

L'assouplissement proposé par le gouvernement ne satisfait pas vraiment le secteur du commerce.
L'assouplissement proposé par le gouvernement ne satisfait pas vraiment le secteur du commerce.

Deux fédérations représentant à elles seules 650 000 entreprises et un tiers du commerce de détail ont fait part de leur déception suite au projet de loi présenté par le ministre de l’Economie le 15 octobre. Si, reconnaît Gérard Atlan, le président du Conseil de Commerce de France (trois millions d’emplois), c’est « un premier pas en avant », cela ne suffit pas. « Ce n’est pas une réforme qui permet vraiment d’assouplir l’ouverture dominicale. Il faut maintenir les dérogations existantes et ne pas revenir sur celles qui concernent l’ameublement et le bricolage. Ces propositions complexifient encore le régime du dimanche ».

La Fédération du commerce associé (FCA), qui représente 150 enseignes, n’est pas plus tendre et met en avant « dix propositions pour plus de cohérence ». Parmi celles-ci, l’exonération des charges pour le complément de rémunération rendu obligatoire pour les entreprises de plus de 11 salariés ou encore le libre choix pour les dimanches travaillés. Ce que le gouvernement refuse bien sûr, les maires ayant la main pour accorder sept dimanches sur douze. La FCA propose également une « démarche géographique » qui identifierait les nouvelles zones d’ouverture englobant centre-ville et périphérie, alors que Emmanuel Macron propose un nouveau critère, celui de « potentiel économique ». Le Conseil de Commerce de France aimerait supprimer les arrêtés préfectoraux de fermeture et, pour les commerces qui ne bénéficient d’aucune dérogation, renvoyer à la négociation sociale au sein de l’entreprise ou de la branche. Chacun défend ses intérêts. Le débat sur le dimanche a encore de beaux jours devant lui. Seuls les Français semblent savoir ce qu’ils veulent : 60% souhaitent l’ouverture le dernier jour de la semaine.

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