Truffaut ouvre un troisième magasin urbain à Bordeaux

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Truffaut ouvre en ce 6 novembre 2019 son troisième magasin au concept urbain, deux ans après l’inauguration du premier, à Boulogne-Billancourt. Deux autres sont déjà annoncés pour 2020, à Paris intra-muros. Deux gros coups signés par Truffaut. Le signe que l’enseigne de jardinerie a se trouver le bon modèle pour le centre-ville.  

Truffaut ouvre à Bordeaux-Mériadeck son troisième magasin à son concept urbain.
Truffaut ouvre à Bordeaux-Mériadeck son troisième magasin à son concept urbain.

Mille six cents mètres carrés au deuxième et dernier étage du centre commercial de Bordeaux-Mériadeck. Juste en face ? H&M. Avant ? Quatre coques commerciales qui ont été rassemblées en un seul espace. De quoi permettre à Truffaut de pouvoir installer ici son concept urbain. Le troisième du genre après Boulogne, en novembre 2017 et Toulouse, en 2018. « Et avant deux autres ouvertures parisiennes en 2020, près de Bastille, au printemps, sur 1500 m² et au sein du centre commercial Montparnasse revu et corrigé, à la fin de l’année prochaine », se réjouit Gilles Mollard, le président de Truffaut.

Le signe, donc, que Truffaut est satisfait de son modèle taillé pour le centre-ville. « Il répond aux attentes des consommateurs », commente Gilles Mollard, qui annonce, pour Boulogne-Billancourt, « un magasin à +15% en 2019 ». Pas mal pour une deuxième année pleine d’exercice !

Un format de 1600 m² quand la moyenne est à 8000 m²

Sur le papier, pourtant, passer d’un point de vente « classique » de 8000 m² en moyenne à un espace bien plus ramassé de 1500 m² environ, cela n’allait pas de soi. Le premier écueil à éviter ? Concevoir ces petits magasins comme de simples mini-Truffaut. « Ici, vous avez tout sauf un Truffaut en modèle réduit. Se contenter d’y proposer à la vente les best-sellers du catalogue classique serait une erreur », assène le directeur général.  Et pour cause, poursuit Damien Le Lièvre, le directeur de magasin de Bordeaux-Mériadeck : « les besoins de la clientèle sont différents. Elle est ici plus jeune, un peu moins experte aussi, davantage désireuse de services et de solutions pratiques, avec un panier moyen inférieur mais une fréquence d’achats supérieure. »

Le jeu, alors, n’est pas de se prêter à un exercice de comparaison entre le Truffaut classique et le Truffaut urbain. Il est plutôt de voir comment l’enseigne aux 65 magasins, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 550 millions d’euros, se débrouille pour faire de de concept de centre-ville un modèle vertueux.

Le jardin et le végétal ? 55% des ventes

Le premier facteur clé de réussite a trait à l’adaptabilité. Celle de l’offre, bien sûr : à quoi bon disposer de tondeuses ici ; mieux vaut miser sur des plantes d’intérieur et des articles « maison » et « déco ». Mais pas seulement : celle de la coque commerciale à disposition, aussi. Ce magasin de Bordeaux-Mériadeck a beau être situé au dernier niveau du centre commercial, et jouir d’une longue façade de plusieurs dizaines de mètres de longueur, il reste peu exposé à la lumière directe.

C’est pourquoi les plantes et les fleurs sont toutes installées en façade. Cela tombe bien, cela dit : elles sont au cœur de la raison d’être de Truffaut. « Truffaut œuvre sur trois univers de marché. Le premier d’entre eux rassemble le jardin et le végétal. Celui-là représente 55% de notre chiffre d’affaires. Les deux autres, la maison et l’animalerie, se partagent équitablement à 22,5% de nos ventes », résume Gilles Mollard.

On entre par le végétal et le par le saisonnier

Sans surprise, donc, ici comme dans n’importe quel Truffaut, on entre d’abord par le végétal. C’est pour cela, d’abord, que l’enseigne est connue. En face, immanquable avec ses quelque 300 m², la zone saisonnière attire le chaland. Novembre oblige, c’est Noël qui s’offre aujourd’hui à nous. Des sapins – des vrais ! – animent l’espace tandis que les objets et jouets en bois donnent l’ambiance : elle est chaleureuse.

Au fond du point de vente s’installe le « manufacturé jardin », « mais toujours avec un prisme urbain en tête », insiste Damien Le Lièvre. En clair, si l’on y trouve des arrosoirs ou du terreau, c’est dans des modèles taillés pour les petits espaces, balcons ou terrasses. Ainsi, les jardins aromatiques et potagers d’intérieur de la marque Véritable trônent-ils par exemple fièrement en tête de gondole.

La bonne idée des espaces Kids et des ateliers

Mais il faut poursuivre son chemin. Le plus intéressant est à venir. Dans le prolongement, une zone atypique détone. C’est l’espace Truffaut Kids et l’atelier attenant. Fauteuils et petite table basse, tous par ailleurs vendus dans ce magasin, appellent à une pause. D’autant que cafés et thés sont à disposition, pour quiconque voudrait faire salon. C’est fait pour, alors pourquoi se priver… Dans l’esprit, on est ici comme dans les espaces cosy d’une librairie. On cite cet exemple à dessein, dans le sens où l’on y trouve des livres, des jeux de plein air et des tas d’articles de loisirs créatifs pour enfants, destinés « à apprendre à jardiner et à s’éveiller au contact de la nature ».

Dans l’Atelier, juste à côté, des anniversaires peuvent s’organiser, il suffit de demander – « plus de 8000 enfants sont venus fêter leur anniversaire chez Truffaut cette année », se plaît à souligner Gilles Mollard. Les adultes sont aussi les bienvenus et la programmation devrait leur plaire. En ce 6 novembre, de 15h à 16h30, c’était atelier création de kokedama au menu, un art végétal japonais. Le vendredi 29 et le samedi 30, ce sera création de couronne de l’Avent, si jamais cela vous tente : 25 € pour une heure de travail et, bien sûr, votre couronne sous le bras en repartant.

Ces ateliers, d’une durée de 30 minutes à 1h30, sont proposés tous les mercredis, vendredis et samedis. Ils sont un vrai grand plus du concept Truffaut, participant à faire de ce magasin un lieu de destination et de vie, bien plus qu’une usine à vendre.

L’animalerie, l’alimentaire et la déco ensuite

L’animalerie suit ensuite. Implantation urbaine oblige, l’exposition du « vivant » est réduite aux seuls poissons et rongeurs. Mais la présentation des aquariums, suivant le bon vieux schéma du « moins mais mieux », permet de se projeter facilement, comme à la maison. La bonne taille, pour la bonne théâtralisation : quiconque recherche une solution rapide pour trouver un aquarium trouvera son bonheur.

Enfin, les espaces déco, droguerie et bien-être nous permettent de doucement glisser vers la zone de caisses. Avec, juste avant, les rayons alimentaires. Comme chez Delbard, comme chez Gamm Vert, comme dans quasi toutes les jardineries aujourd’hui, ils sont travaillés en fin de parcours clients, avec un biais « produits du terroir et produits bio » marqué. Truffaut n’a pas à rougir de la comparaison, loin de là, et mise, pour le bio, sur la marque allemande Almatura : « Nous l’avons implantée dans une douzaine de nos magasins et, devant le succès rencontré, nous sommes maintenant en phase de déploiement à l’ensemble du parc », précise Gilles Mollard. L’espace fleuristerie, juste à côté des caisses, tenue par une fleuriste maison qui compose ses bouquets devant les clients, vient agréablement terminer la visite. Une belle réussite.

Découvrez maintenant les premières photos du concept :

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