TVA: Leclerc n'augmentera pas ses prix au 1er janvier 2014

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La hausse de la TVA prévue au 1er janvier va bien faire l'objet d'une bataille entre enseignes. Michel Edouard Leclerc vient d'ouvir le bal en annonçant sur son blog qu'il répercuterait "de manière différée" la hausse, qui va toucher tout le secteur non-alimentaire. La hausse de la TVA est estimée entre 6 et 7 milliards d'euros. Le patron de Leclerc appelle par ailleurs le gouvernement à "faire face à ses responsabilités à quelques mois des élections municipales"

Michel-Edouard Leclerc va devoir rogner sur les marges de son enseigne à partir du 1er janvier prochain pour respecter la hausse de la TVA.
Michel-Edouard Leclerc va devoir rogner sur les marges de son enseigne à partir du 1er janvier prochain pour respecter la hausse de la TVA.© LAETITIA DUARTE

Michel Edouard Leclerc sort du bois à quelques semaines de la hausse de la TVA, qu'il soutenait pourtant jusqu'à il y a encore quelque mois, en raison de son objet visant à financer le CICE. Il estime que la hausse n'est pas forcément une bonne nouvelle pour le gouvernement à quelques mois des municipales. "Dans nos magasins, on va temporiser, on va différer cette hausse", a  déclaré le dirigeant des Centres Leclerc, sur iTélé. Au final, vu son importance, c'est le consommateur qui va le payer". Le taux intermédiaire de TVA à 7% va passer à 10% et celui à 19,6% à 20%. Le taux à 5,5% pour l'alimentaire aurait dû être réduit à 5%, mais les députés ont supprimé la disposition.

Contre la loi Hamon

Michel-Edouard Leclerc a par ailleurs appelé le gouvernement à faire face à ses responsabilités à quelques mois des élections municipales. "Le gouvernement avait promis, mais il n'a pas tenu sa promesse, qu'il y aurait une baisse sur l'alimentaire et la consommation courante des produits de première nécessité et que ça compenserait une partie de la hausse. Il ne l'a pas fait, il n'y a que la hausse". Le président du mouvement Leclerc était déjà intervenu sur la question de la hausse de la TVA et de la hausse des prix, sur son blog, où il pointe la baisse du pouvoir d'achat prévue de 0,4 % en 2014 selon le BIPE, après -1,6 % en 2013. La nécessité de lutter contre la hausse des prix a fait aussi l'objet d'une campagne dans les grands quotidiens nationaux, juste avant la discussion sur de la loi Hamon sur la consommation, censée renforcer le pouvoir de négociation des fournisseurs vis à vis des grandes surfaces.

Rogner sur ses marges

LSA consacre par ailleurs cettte semaine deux articles, l'un sur la hausse de la pression fiscale globale sur les ménages, l'autre spécifiquement sur la hausse de la TVA. L'ensemble est évalué à 13 milliards d'euros, dont 7 pour la TVA et 6 avec les hausses d'impôts, qui pèseront sur le pouvoir d'achat en 2014. Pas étonnant que Michel-Edouard Leclerc parle de différer les hausses. En réalité, il devra tout de même appliquer les taux de TVA au premier janvier, donc baisser ses prix et rogner sur ces marges pour parvenir au même résultat, ou demander des baisses de prix aux fournisseurs. Et le pouvoir d'achat, lui, va bien être mis à mal : les transports parisiens, qui passent de 7 à 10 % de TVA, viennent d'annoncer une hausse des tarifs de 3 %. Et ce ne sera pas la seule dépense contrainte à augmenter.

1 commentaire

yenamarredelalanguedebois

12/12/2013 10h20 - yenamarredelalanguedebois

Mr Leclerc est un très bon communicant.Il tend à faire croire que les centres leclerc vont absorber cette hausse deTVA. Mais c'est faux, ce sont les fournisseurs qui vont l'absorber.Le garage situé au RDC des bureaux du galec continuera d'être peuplé de belles voitures

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