Concurrence : l'UE condamne Google à une amende d'1,49 milliard d'euros

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Le groupe a fait pression pendant une décennie sur les sites tiers hébergeant les publicités des annonceurs clients de sa régie publicitaire AdSense pour qu'ils ne travaillent pas avec ses concurrents. C'est la troisième fois que l'UE condamne Google a une amende.

UE : Google bientôt condamné pour les pratiques anticoncurrentielles de sa régie publicitaire.
UE : Google bientôt condamné pour les pratiques anticoncurrentielles de sa régie publicitaire.

[Mise à jour du 21/03/2019] Jamais deux sans trois. L'Union européenne (UE) a de nouveau condamner Google à payer une amende significative. Le géant devra verser 1,49 milliard d'euros pour abus de position dominante, sauf s'il fait appel. Cette fois-ci, les équipes de la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager ont enquêté sur les pratiques anticoncurrentielles de la régie publicitaire de Google, AdSense. Cette investigation a été lancée en 2016. Les deux autres amendes essuyées par le groupe en juillet 2018 et en juin 2017 étaient respectivement de 4,3 et 2,4 milliards d'euros. Google a été condamné en 2018 pour avoir abusé de sa position dominante avec son service de comparaison de prix Google Shopping et en 2017 pour avoir violé le droit européen de la concurrence avec son OS mobile Android.

Les clauses anti-concurrentielles annulées en 2016

Concrètement, Google est cette fois-ci accusé d'avoir fait pression sur les sites tiers (sites média, sites e-commerce…) qui affichent dans leurs encarts publicitaires des publicités d'annonceurs clients de la régie de Google aux internautes qui effectuent des recherches sur son moteur de recherche pour qu'ils n'affichent pas ou moins de campagnes d'annonceurs utilisant des régies concurrentes, en particulier les utilisateurs de son service AdSense for Search. Un abus de position dominante qui a duré 10 ans. A partir de 2006, Google a commencé à introduire dans certains des contrats signés avec ces sites tiers une clause les obligeant à n'héberger que des publicités d'AdSense. Cette contrainte a été assouplie par la société en 2009 : les sites tiers ne sont à partir de cette date obligés "que" de diffuser un certain nombre d'annonces d'AdSense dans des emplacements déterminés par le géant du net (tête de page…), mais peuvent tout de même héberger de la publicité transitant par des régies concurrentes. Ces clauses ont été annulées par le groupe en 2016.

Même si cette amende est moins importante que les deux précédentes, la Commission européenne envoie un signal fort aux Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) en bouclant cette troisième affaire : même si les pays membres de l'UE ne sont pour le moment pas parvenus à se mettre d'accord sur la taxe Gafa, les pratiques de ces sociétés sont scrutées de près par les autorités européennes. Google risque par exemple l'ouverture d'une nouvelle enquête pour avoir volontairement désavantagé ses concurrents du secteur de la recherche locale de produits, de services et de magasins, mais aussi pour abus de position dominante avec son service de cartographie Google Maps.

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