Œufs contaminés en France : les premières analyses sont rassurantes

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Dossier Les entreprises françaises d'ovoproduits qui ont reçu des Pays-Bas et de Belgique des œufs contaminés au Fipronil ont consigné les lots concernés et rappelé les lots transformés déjà envoyés à leurs clients industriels.

Œufs contaminés au Fipronil : les premiers résultats d'analyses rassurants
Œufs contaminés au Fipronil : les premiers résultats d'analyses rassurants

A en juger par les analyses diligentées par le ministère de l’Agriculture sur la contamination d’ovoproduits français suite à l’importation d’œufs contenant du Fipronil, les premiers résultats, rendus publics le soir du 9 août, sont encourageants.

Des œufs contenant des résidus de Fipronil, une molécule devenant toxique à très haute dose, ont été reçu des Pays-Bas et de Belgique par au moins cinq « casseries » françaises. Ces entreprises transforment les œufs en ovoproduits, c’est-à-dire des liquides, poudres ou surgelés ensuite revendus à des cantines ou à des industriels fabricants de pâtes, de biscuits, de plats préparés, de viennoiseries, de glaces... Mais d’après l’enquête en cours, la situation n’est pas alarmante.

Chez Futur Œuf (Morbihan), l’une de ces casseries, « les lots concernés ont été identifiés, qu’ils soient bruts ou transformés. […] La partie des lots non encore transformés et transformés mais non commercialisés a été consignée », a annoncé le 9 août la préfecture du Morbihan. Quant aux lots transformés et commercialisés, les premières analyses « indiquent des seuils très faibles », non toxiques.

Pas de danger pour la santé humaine

De son côté, la préfecture du Maine-et-Loire, où se trouve une autre de ces casseries, Igreca, a annoncé le 9 août que « les analyses déjà effectuées se sont révélées négatives ». Igreca a dénombré « 30.000 œufs de fournisseurs hollandais » et indiqué avoir « identifié les lots de produits finis fabriqués à partir de ces matières premières ». Pour sa part, la Samo, une casserie de la Vienne informée dimanche de la présence de 5 tonnes d’œufs hollandais contaminés dans ses stocks, déclare avoir immédiatement mis de côté les 50 tonnes de lots venant des Pays-Bas dont elle disposait et rappelé des produits déjà envoyés à des clients industriels.

Enfin, le ministre de l’Agriculture Stéphane Tavert a rappelé le 9 août que les produits fabriqués avec des œufs contaminés et potentiellement déjà vendus et consommés ne présentaient « pas de danger pour la santé humaine ». Et qu’aucun œuf coquille vendu en France ne présente le moindre risque.

Les Pays-Bas étaient au courant depuis des semaines

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) devrait rendre le 11 août les résultats de son enquête toxicologique, qui seront accessibles sur le site du ministère de l’Agriculture et réactualisés en permanence. D’après les premières conclusions, il n’est pas exclu que des produits incriminés soient retirés du marché… à ceci près qu’il sera sans doute impossible de les répertorier avec précision.

Etant donné le faible risque pour la santé publique, le principal enjeu relèvera sans doute bien davantage de la communication avec les ministres de l’Agriculture belges et néerlandais, qui ont attendu plusieurs semaines avant de prévenir la France de la présence sur son territoire des produits incriminés. Le ministre belge de l'Agriculture, Denis Ducarme, a lui-même déclaré le 9 août que les Pays-Bas avaient détecté la présence de Fipronil dans des oeufs dès novembre 2016. Un conseil européen informel de l’agriculture et de la pêche qui se déroulera fin août à Tallinn, en Estonie, leur permettra d’aborder la question.

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