Marchés

Un adolescent de 15 ans décède après avoir inhalé du déodorant

Un adolescent de 15 ans est décédé à Brest, dans la nuit du vendredi 22 juin au samedi 23 juin, après avoir inhalé volontairement le gaz d’un déodorant aérosol.

L’analyse toxicologique toujours en cours devrait confirmer la mort par inhalation du gaz. Ces types de drogues sont consommées comme un produit stupéfiant dans le but d’atteindre rapidement l’euphorie. Mais elles privent le corps d’oxygène et forcent le cœur à battre irrégulièrement et plus rapidement.

Elles peuvent amener à la mort subite, et ce sans que le sujet ne montre aucune addiction. Aux Etats-Unis, 22% des toxicomanes étant morts par overdose d’une drogue par inhalation n’en avaient jamais pris auparavant, selon une étude réalisée en 2006.

Selon le parquet de Brest, qui a ouvert une enquête judiciaire, l'adolescent était adepte de cette consommation de "gaz de propulsion", qui peut provoquer la mort. Il s'agit toutefois, pour cette source, d'un "cas isolé" et ce type de comportement est "assez peu répandu" en matière de toxicomanie.

Mais ce n’est pas l’avis des associations de lutte contre la drogue. Selon la fondation "Pour un monde sans drogue", « plus de 22,9 millions d’Américains ont fait l’expérience de drogues par inhalation à un moment ou un autre de leur vie ». La fondation a réalisé un reportage sur ce problème visible ici.

Elle estime que « sur les plus de 1000 produits ménagers et autres produits courants que l'on peut utiliser abusivement comme une drogue par inhalation, les plus usités sont le cirage, la colle, le toluène, l’essence, l’essence à briquet, l’oxyde nitreux ou le « whippets », la peinture au pistolet, le liquide correcteur, le liquide de nettoyage, le nitrite d’amyle ou « poppers », désodorisants pour vestiaire ou « rush », et diluant à peinture ou autres solvants de peinture ».

Les déodorants en font également partie. Et attirent des cibles extrêmement jeunes, âgées de 12 à 13 ans, qui peuvent se procurer ces produits de grande consommation simplement et sans débourser beaucoup d’argent.

Un détournement bien triste des produits de grande consommation, pour lequel la sensibilisation reste encore peu médiatisée en France. Quant aux produits, ils ne suggèrent en général que « d’éviter l’inhalation » ou « le détournement du produit pour un autre usage que celui pour lequel il est destiné ».

 

Spot de l'association américaine, "For a drugfree world"

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Recevez chaque semaine l’actualité des secteurs Droguerie, Parfumerie et Hygiène.

Ne plus voir ce message