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Un campus technologique à Rennes pour Technicolor

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Technicolor (ex-Thomson) vient d’inaugurer à Rennes son premier centre mondial de recherche et développement, quelques semaines après l'annonce de la liquidation de son dernier site industriel européen à Angers. Il  emploie 550 personnes.  

Technicolor logo

Le groupe en cours de restructuration a réuni trois divisions de RD, jusqu'ici éparpillées dans l'agglomération de Rennes, sur ce "campus technologique" qui abrite sur 18.000 m2 des studios de développement et deux centres de traitement de données hébergeant 200 serveurs.

Après "une histoire glorieuse et parfois tumultueuse", ce centre est "porteur d'espoir" pour Technicolor et "témoigne de son renouveau", a déclaré le directeur général du groupe, Frédéric Rose, devant un parterre de chercheurs et d'élus de Bretagne, dont le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le groupe n'a pas dévoilé le montant de cet investissement, précisant toutefois qu'il est "locataire" du site de Rennes, réalisé en partenariat avec les collectivités locales.

"Technicolor est français", son "attachement à la France est intact et s'inscrit dans la durée", a souligné Frédéric Rose, alors que son groupe a annoncé au printemps la fermeture de son dernier site de production (décodeurs) européen, qui employait 350 personnes à Angers.

Technicolor est "l'un des premiers participants à l'écosystème" du pôle de compétitivité de Bretagne, a-t-il insisté. Et de rappeler au passage les retombées financières pour la France que représente le portefeuille des 40.000 brevets et licences géré par le groupe.

La Recherche et les licences qui ont fait les beaux jours de Thomson sont encore aujourd'hui les plus gros contributeurs à la rentabilité de Technicolor. En 2011 elles ont généré 456 millions d'euros de revenus, soit 13% du chiffre d'affaires total du groupe.

Technicolor emploie un demi millier de chercheurs dans le monde, dont près de la moitié à Rennes, le reste étant réparti entre Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), l'Allemagne, et la côte ouest des Etats-Unis.

Dans ses nouveaux locaux de Rennes le groupe a présenté jeudi quelques innovations destinées aux professionnels du cinéma et des médias, comme un drône pour optimiser les déplacements de la caméra lors d'un tournage, ou encore un bracelet électronique, capteur de transpiration, capable de mesurer l'impact émotionnel d'un film sur les spectateurs.

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