Un méthodique pour fusionner Barilla et Harry's

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JEAN-PIERRE COMTE, après une carrière entière chez Procter et Gamble, doit réussir la fusion des deux cultures - pâtes italiennes et pain français.

Jean-Pierre Comte
Jean-Pierre Comte© DR

1966 Naissance à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

1991 Après son diplôme de l'IEP Grenoble (Isère), il finit un MBA à l'ESC Reims (Marne).

Août 1992 Entre chez Procter & Gamble comme chef de section (commercial) à Strasbourg (Alsace).

1997 Arrive au siège de P & G, alors à Neuilly (Hauts-de-Seine). Il participe au lancement en France de Sunny Delight.

2000 Part en Italie préparer le lancement de Sunny Delight, finalement annulé. Il se charge alors des relations commerciales avec Carrefour Italie.

2003 À Genève (Suisse), siège européen de P & G, il s'occupe de trade-marketing.

2006 Directeur national des ventes de P & G France, pour la branche grande distribution.

2008 Country manager France et Belgique de la division parfum.

L'homme est précis. Arrivé chez Barilla depuis « 38 jours » lors de notre entretien, Jean-Pierre Comte a mené toute sa carrière chez Procter et Gamble. Il y a passé « dix-sept ans et demi ». C'est un trait de sa personnalité, Jean-Pierre compte. Il se souvient des dates, aime les chiffres. D'ailleurs, son parcours chez le lessivier a été très axé vers le commercial. Entré à 26 ans comme chef de section à Strasbourg, il évolue vers le trade-marketing. Après des expériences à l'étranger - dont « trois ans et demi » en Italie où il apprend la langue -, il devient directeur national des ventes grande distribution de P et G. Il pilote alors « 160 vendeurs et plus d'un milliard de ventes nettes ». Une expérience d'autant plus riche que le groupe vient de reprendre Gillette et qu'il faut fusionner deux cultures d'entreprises éloignées. L'expérience est intéressante au regard de sa mission actuelle. En tant que directeur de la market unit Europe de l'Ouest pour Barilla, il prend la tête de Barilla-Harry's France. Or, si la fusion des sièges est faite, celle des cultures patine. Ni Francis Bon, ex-Harry's, ni Fabio Colliva, ex-Barilla, n'y sont parvenus. « Pourquoi j'y arriverais mieux que mes prédécesseurs ? Je ne suis pas pollué par le passé de l'un ou l'autre », note-t-il. Le défi est là : « Durer et participer à la croissance accélérée du business ». Parfait, pour un homme qui ne voulait pas « s'encroûter » et finir sa carrière où il l'avait commencée. Mais le compteur tourne. Aujourd'hui, cela fait 53 jours qu'il est chez Barilla.


 

 

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Article extrait
du magazine N° 2134

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