Un Observatoire de l’alimentaire en ligne [Éditorial]

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EDITORIAL « Refléter l’univers des PGC-FLS online avec le plus de justesse possible… »

Jérôme Parigi, rédacteur en chef adjoint, LSA
Jérôme Parigi, rédacteur en chef adjoint, LSA© DR

Impossible d’y échapper. Avec la montée en puissance des presque 4 000 drives de France (plus que le hard-discount), les comparateurs en tous genres et une poignée d’enquêtes plus ou moins exhaustives ont fait des indices de prix sur le web un nouvel étalon de comparaison entre enseignes. Un nouveau benchmark, comme disent les experts, plus ou moins bien accepté par les acteurs du secteur, mais qui pèse lourd aujourd’hui. Symboliquement beaucoup plus, en tout cas, que les 5 à 6% de part de marché affichés par les drives et l’e-commerce alimentaire sur l’univers PGC-FLS.

C’est que, contrairement aux indices de prix établis par quelques sociétés de panels, à l’élaboration complexe, coûteuse, et dont les résultats par enseigne sont tenus jalousement secrets, ici, les prix sont transparents. Ils sont affichés au grand jour sur les sites et comparables d’une enseigne à l’autre pour peu que les sociétés d’études aient les outils de collecte suffisants pour traiter ces millions de lignes de code et ces dizaines de milliers d’EAN qui constituent l’offre du web alimentaire. Et n’importe qui peut s’astreindre à comparer le prix de sa tablette de chocolat et de ses bouteilles de lait d’un drive ou d’un site à l’autre, quand les comparateurs ne le leur proposent pas.

Certes, on le sait – mais on le dit peu ou plus –, ces relevés de prix et ces indices online ne reflètent pas l’exhaustivité de l’offre et des positionnements tarifaires des enseignes dans le monde physique – même s’ils se ressemblent beaucoup, à lire les données des deux grands panélistes que nous avons pu consulter. Mais l’apparente facilité à recueillir ces prix sur la Toile les a rendus incontournables, visibles et immédiatement utilisables pour les états-majors des enseignes qui épluchent désormais ces données. Ainsi ces distributeurs qui, dès le lendemain de l’arrivée d’Amazon sur l’alimentaire, mi-septembre, réclamaient à cor et à cri à leurs spécialistes du pricing online les relevés de l’offre alimentaire du site américain… Histoire de voir si certains fournisseurs n’avaient pas passé les bornes. Preuve supplémentaire que ces relevés et analyses des « prix web » sont désormais clés pour les enseignes.

C’est ce qui nous a décidés à bâtir, avec l’aide de l’un des grands spécialistes du domaine, Retail Explorer, un tout nouvel Observatoire de l’alimentaire online. Cet outil exclusif épluchera chaque semaine plus de 215 000 codes EAN relevés sur plus de 3 700 drives et sites marchands, afin d’établir et de comparer l’assortiment et les indices des prix affichés par les principales enseignes alimentaires ; d’identifier les plus réactives parmi ces dernières et isoler également les unités, par distributeur, les plus et les moins compétitives de France.

Tous les mois, l’Observatoire fera aussi un focus sur l’offre et les tarifs pratiqués sur la Toile dans l’une des grandes villes de France et sur l’une des grandes catégories de produits. Avec une ligne de conduite : constituer un Observatoire performant et réactif, mais qui ne prétendra pas refléter autre chose que cet univers online avec le plus de justesse possible. Sans vouloir attiser davantage la guerre des prix, mais avec l’ambition d’analyser et de comprendre les stratégies des enseignes sur le moyen terme, la tête hors du guidon… 

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Article extrait
du magazine N° 2382

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