Un tiers des Français consomment moins, et 2012 s'annonce guère mieux

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La réaction des Français en temps de crise ? Se serrer la ceinture, bien sûr. Et ce n’est pas près de s’arrêter. En effet, « un tiers des Français déclare consommer moins pour faire des économies », selon une étude du Crédoc. Et les dépenses 2012 seront grevées par la hausse des prix et les dépenses préengagées.

Pire, en 2012, toujours selon le Crédoc, le pouvoir d'achat par ménage va reculer de 0,3% en moyenne, principalement en raison d'une baisse généralisée des revenus après impôts. Les dépenses devaient progresser de 2,4% en 2012 (essentiellement tirées par la hausse des prix), et ce sont surtout les dépenses dites pré-engagées (logement, téléphone, cantine, ou assurance) qui vont porter cette croissance. Ce type de dépenses, qui ne représentaient « que » 27% du budget des ménages en 1980, grimpera à 34% en 2012. Dans ce contexte, on s’en doute, peu de place pour le reste… « Le consommateur va donc de nouveau voir se réduire la part arbitrale de ses dépenses, ce qui va le contraindre à faire des choix », constate le Crédoc. L'habillement, l'automobile, l'équipement du foyer, l'hygiène-beauté et l'alimentation devraient être les secteurs les plus touchés, alors que les dépenses de loisirs devraient elles sortir gagnantes. « C'est le modèle même d'hyperconsommation qui pourrait finalement être remis en cause », analyse le Crédoc. Ce phénomène, renforcé par la crise, se traduira par une recherche accrue de sens et de valeurs dans la consommation. Il s'agira sans doute d'acheter plus utile, parfois moins mais surtout mieux, en privilégiant par exemple les produits locaux et écologiques et en développant de nouveaux modes de consommation comme l'achat d'occasion ou la location qui sont davantage centrés sur les services rendus par le produit et moins sur la possession de l'objet lui-même. »

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