Marchés

Un vent de modernité chez Saupiquet

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Luttant contre la fatalité d'un marché des salades en conserve en chute libre et évoluant sur une catégorie - la conserve de poisson - plutôt triste, Saupiquet réveille le rayon par des prises de position fortes.

Saupiquet

Le noir est souvent symbole d'espoir en alimentaire. Dans des rayons banalisés, traversés par des acheteurs routiniers, cette couleur attire l'oeil. Saupiquet en usera donc pour réveiller les achats de sardines et apporter une touche chic et design à cette catégorie. Mais outre ce lancement emblématique du rôle de trublion que veut jouer la marque sur son secteur, c'est sur les salades en conserve qu'elle tente le tout pour le tout. « En cinq ans, ce marché a perdu 50% de ses volumes et la chute s'est accélérée en 2009 et 2010 », rappelle Mark Gubbay, directeur général de Saupiquet. Tombé sous les 7 000 t (- 13 % en 2010) et à 42 M€ de chiffre d'affaires (- 14%), le secteur de la salade en conserve soufre toujours d'une piètre image gustative et nutritionnelle. Saupiquet arrive donc en mars avec une gamme, Pleine Saveur, de quatre références. « Sur les salades, inventées par Saupiquet en 1982, c'est la crise de la trentaine. Nous voulons donner un nouvel élan à ce marché », explique Claire Bassot, chef de produit senior chez Saupiquet.

Pour y parvenir, les nouvelles salades adoptent les codes du traiteur : le bol plastique avec fourchette intégrée, des recettes simples et naturelles, sans additifs ni conservateurs et limitées à une courte liste d'ingrédients. Objectif en 2011 : stopper la chute, avant de hisser à nouveau les voiles

Un capitaine discret

  • Chez Bolton Alimentari, propriétaire de Saupiquet, on est adepte du secret. Le groupe italien ne publie pas ses chiffres. Pour ce qu'on en sait, cette maison mère apporte toutefois une certaine assise à la marque. Leader européen de la conserve de poisson, devant le propriétaire de Petit Navire (MW Brands, passé sous pavillon thaïlandais à l'été 2010), Bolton travaille environ 60 000 tonnes de poisson par an. En Italie, son chiffre d'affaires sur ce secteur est trois fois plus important qu'en France : 500 M€ environ, contre 156 M€. Une expertise qui permet à Saupiquet de revoir sa signature de marque : le poisson a trouvé son chef.

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