Boissons

Comment se porte le marché des boissons ? Quelles sont les nouveautés ? Eaux, sodas, jus, bières, liqueurs, alcools, vins et spiritueux... Retrouvez les dernières tendances du rayon Boissons.

Une affaire des grands vins français contrefaits agite le Tribunal de New York

|

Accusation et défense se sont durement opposées jeudi 11 avril à New York, lors du dernier jour d'un procès intenté par le milliardaire Bill Koch contre un entrepreneur californien accusé de lui avoir vendu de grands vins français contrefaits.

OEnologie

Bill Koch, 72 ans, un collectionneur passionné et PDG d'Oxbow Group, avait porté plainte en 2007, deux ans après avoir acheté aux enchères 2.669 bouteilles de vins pour un montant de 3,5 millions de dollars. Toutes venaient de la cave d'Eric Greenberg, 48 ans, homme d'affaires multicartes qui avait rassemblé en quelques années une collection de 70.000 bouteilles.

Bill Koch avait cherché à acheter, selon son témoignage, "ce qu'il y a de mieux". Mais, selon ses dires, 24 bouteilles achetées pour 355.000 dollars étaient contrefaites, dont une bouteille de Château Latour 1928, payée 2.873 dollars, des Cheval Blanc 1921, un magnum de Chateau Pétrus 1921 acheté 29.500 dollars, ou encore des Lafleur 1949.

Pas de fraude intentionnelle, selon l'avocat d'Eric Greenberg

Certaines bouteilles avaient été présentées comme venant de la "royauté anglaise". L'avocat d’Eric Greenberg, Arthur Shartsis, a farouchement rejeté jeudi l'idée d'une fraude intentionnelle. "M. Greenberg ne pensait pas que ces bouteilles étaient fausses", a-t-il affirmé, cherchant à faire porter la responsabilité sur le marchand de vins Zachys, qui avait organisé les enchères et qui "selon le contrat, était complètement responsable".

M. Greenberg "n'avait pas l'intention de tromper", a-t-il insisté, affirmant que son client prenait le soin d'isoler les bouteilles contrefaites découvertes dans sa propre cave. "Il ne les a pas laissées sortir, sauf par accident". L’avocat a également souligné que la vente de 2007 précisait que les bouteilles étaient vendues "telles quelles", donc sans garantie, une règle que Bill Koch, un collectionneur expérimenté, ne pouvait ignorer.

Fraude intentionnelle, selon l'avocat de Bill Koch

Mais l'avocat de Bill Koch, John Hueston, a affirmé qu’Eric Greenberg avait été informé par plusieurs experts que sa collection comptait un grand nombre de vins contrefaits, et qu'il les avait intentionnellement écoulés, dont les 24 bouteilles aux dépens de M. Koch. "M. Greenberg savait et n'a rien dit à personne (...) et les a vendus à prix d'or", a déclaré l'avocat. Copies d'emails à l'appui, il a décrit un homme qui connaissait les revendeurs et intermédiaires malhonnêtes, et savait reconnaître les contrefaçons, fausses étiquettes et bouchons trop récents.

M. Greenberg, qui avait peu après le dépôt de la plainte proposé de rembourser M. Koch, ce que celui-ci a refusé, est poursuivi pour fraude et publicité mensongère. Son sort dépend désormais de de huit jurés populaires.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Eaux, sodas, jus, bières, vins, liqueurs et spiritueux : chaque semaine recevez les dernières infos et nouveautés du rayon Boissons.

Ne plus voir ce message