Une association lance une alerte contre des bonbons toxiques

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A quelques jours d’Halloween, l’association Agir pour l’environnement révèle dans une enquête la présence, dans de nombreuses marques de confiserie, de dioxyde de titane (colorant E171), des particules dangereuses pour la santé. Des résultats nuancés par le Syndicat national de la confiserie.

Des nanoparticules dangereuses pour la santé présentes dans des sucreries.
Des nanoparticules dangereuses pour la santé présentes dans des sucreries.

Selon une enquête de l’association Agir pour l’environnement, plus de 100 produits alimentaires vendus aux enfants dans une quinzaine d’enseignes de supermarchés contiendraient des additifs alimentaires susceptibles de contenir des nanoparticules et notamment du dioxyde de titane (colorant E171).
Ces particules de taille extrêmement petite ont la capacité de franchir les barrières physiologiques (intestins, cerveau, reins...), de pénétrer dans l’organisme et de s’y accumuler. Classées cancérigènes probables, ces substances ont des effets toxiques tels que : dysfonctionnement de l’ADN, stress oxydatif, réactions inflammatoires, mort des cellules.

Freedent, Hollywood, M&M’s, Têtes Brûlées, et d’autres dans le collimateur

Agir pour l’Environnement demande donc aux industriels de cesser immédiatement d’utiliser ces nanoparticules, notamment dans les produits alimentaires destinés aux enfants. Pointés du doigt les bonbons Têtes brulées, Elodie, Fizzy, les chewing-gum Airwaves, Hollywood, Freedent, Malabar, les confiseries M&M’s, Skittles, les gâteaux LU, les chocolats Milka, les décorations gâteaux Vahiné...
L’enquête révèle aussi l’ampleur des infractions à la réglementation sur l’étiquetage. Aucun produit alimentaire ne porte la mention [nano] dans la liste des ingrédients, comme l’exige pourtant la réglementation européenne INCO 1169/2011 dès lors qu’une des dimensions d’un matériau produit intentionnellement est de l’ordre de 100nm.

Réaction du Syndicat national de la confiserie

Dans un communiqué en date de 28 octobre 2016, le Syndicat national de la confiserie nuance les résultats de cette enquête, précisant que l’utilisation du dioxyde de titane, utilisé par les fabricants de confiserie pour sa fonction de colorant alimentaire avait fait l'objet de nombreuses évaluations de la part des autorités européennes. "Dans son avis du 14 septembre 2016 relatif à la réévaluation du dioxyde de titane, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a conclu que les données disponibles sur le dioxyde de titane (E 171) n'indiquaient pas de problème pour la santé des consommateurs", souligne le Syndicat de la confiserie. Toujours selon l'EFSA,  "le dioxyde de titane en tant que colorant alimentaire n'est pas considéré comme un nanomatériau en vertu de la recommandation actuelle de la Commission européenne relative à la définition des nanomatériaux, bien qu'il puisse contenir jusqu'à 3,2% de nanoparticues par unité de poids".
  
    

 

 

 

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