Une baisse trompeuse pour les biens technologiques

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La décroissance en valeur des marchés high-tech n'est qu'en partie due à la crise. La chute des prix, le renouvellement effréné des produits et la concurrence entre technologies en expliquent une large part.

Prime au discount ? Les baisses de chiffre d'affaires sont moins importantes pour les hypers qu'au global, sauf dans la photo, affaire de spécialistes et d'e-commerçants, un canal en croissance.

Les marchés technologiques font grise mine. Fini les croissances débridées d'antan, la valeur ne suit plus les volumes. L'électronique grand public (EGP) est le secteur le plus touché, avec une baisse qui devrait atteindre 8 % à la fin de l'année, même si l'on constate une reprise depuis quelques mois. La faute à la crise ? Pas seulement. L'EGP souffre d'abord de transferts de technologies vers les marchés adjacents. On écoute sa musique avec un téléphone comme avec un baladeur, on cherche son chemin avec un smartphone aussi bien qu'avec un GPS, on peut regarder un film Blu-ray sur sa console de jeux, filmer avec un appareil photo numérique...

La télé LCD caracole

Dans ce contexte pourtant, la télévision LCD continue de bénéficier d'une croissance énorme. Elle tire le marché du home cinéma, encouragé aussi par la qualité et le design des marques. De même, les ventes de casques et d'enceintes, autre segment en croissance, sont soutenues par les volumes de MP3, et les cartes mémoire sont portées par le dynamisme des appareils photo numériques.

C'est, en effet, le numérique qui donne ses couleurs à la photo. Sur ce marché de renouvellement et de multiéquipement, beaucoup s'orientent vers des produits moyen-haut de gamme et trouvent leur bonheur avec les réflex numériques. En revanche, le marché des cadres photo numériques est laminé par la concurrence des MDD et autres no names. Il a fallu moins de deux ans pour le « tuer », malgré les efforts réalisés en matière d'innovation par quelques grandes marques...

Le net-PC en vedette

La baisse plus surprenante du jeu vidéo résulte de la fin de l'effet Wii, qui avait dopé le marché en 2008. L'effet nouveauté passé, les prix des consoles baissent. Côté jeux, il y a eu plus de lancements, mais les blockbusters ne sont apparus qu'en fin d'année : Uncharted 2, Fifa, PES, Modern Warfare 2 et Assassin's Creed 2 pourraient aider à redresser la barre. Les accessoires sont en légère hausse, grâce à la bonne tenue de ceux destinés aux consoles de salon.

Le rayon micro-informatique, enfin, connaît une baisse assez forte de son chiffre d'affaires. Les ventes PC portables battent des records, mais la croissance en valeur est limitée par la guerre des prix que se livrent fabricants et distributeurs, sur fond d'essor des net-PC. À la veille de Noël, les innovations fleurissent sur les linéaires : plus d'autonomie et de légèreté avec les processeurs Ultra Low Voltage, de design avec les PC de salon tout-en-un intégrant l'unité centrale dans un écran de plus en plus souvent tactile, sans oublier Windows 7. De quoi dynamiser le marché.

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Article extrait
du magazine N° 2114

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