Une carrière sur mesure dans le prêt-à-porter

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En vacances sous le soleil, fin novembre, Christian Pimont apprécie à sa juste valeur la clémence du climat. En France, les températures chutent, il fait nuit avant 18 heures… et les fêtes de fin d’année s’annoncent compliquées pour la grande distribution. «C’est l’avantage de cette demi retraite, j’ai plus de temps pour moi», résume-t-il, non sans plaisir. Depuis le début de sa carrière, il y a près de quarante ans, Christian Pimont n’a jamais été du genre à prendre son temps. Au contraire. Il est plutôt de ceux qui gravissent les échelons deux par deux.

Né en 1947, ce fils d’agriculteur de la Seine-Maritime, près du Havre, a choisi une voie différente en sortant en 1971 de l’École supérieure de commerce et d’administration du Havre. Un sésame qui va le conduire tout droit à Paris, avec un premier job de consultant chez le panéliste AC Nielsen en 1972.


Le grand saut vers la direction

Au fil des années, sa carrière l’a mené bien loin de son Havre natal. Christian Pimont reste attaché à ses racines. «Mes parents m’avaient établi sur leur exploitation, se souvient-il. Je touche d’ailleurs une retraite d’agriculteur.» En 1973, il débute chez Prisunic en intégrant les équipes de la direction marketing. Deux ans plus tard, il bascule dans l’opérationnel pour superviser la création et la direction d’un entrepôt de surgelés. «C’était très moderne à l’époque», précise-t-il. Après avoir assuré la direction des opérations alimentaires, il est nommé directeur marketing pour une durée de quatre ans.

Son grand saut vers les postes de direction générale, il le fera en 1991, alors qu’il a 44 ans. François Pinault, propriétaire de Prisunic, rachète le Printemps. Christian Pimont obtient un poste de directeur général adjoint du grand magasin. Une expérience de manager remarquée. Lorsque Monoprix rachète Prisunic, c’est à lui que l’on fait appel pour mener la fusion, de 1997 à 2000. Pourtant, elle marque la fin de son parcours dans l’alimentaire.

 

Quatre fois plus de magasins

Suite à la «reprise en main de l’enseigne par son actionnaire», dixit Christian Pimont, il quitte le groupe. Ce sera le début de la grande aventure Celio, il y a dix ans exactement. Depuis 2001, l’enseigne a multiplié ses magasins par quatre (1 000 unités au total) et ses ventes par trois. Satisfait? Il a de quoi. «J’ai transmis la direction opérationnelle à Frédéric Vitre depuis le 1er juillet. Je pense que je pourrais avoir d’autres activités aujourd’hui », explique Christian Pimont.

Fraîchement nommé président de la Fédération des enseignes d’habillement, il a formé avec le CNCC (Centre national du cuir et de la chaussure) et l’UCV (Union du grand commerce de centre-ville) une nouvelle fédération baptisée Alliance, pour défendre les intérêts de la distribution. Sans oublier un poste de Senior Adviser chez Apax Partners. Et le farniente dans tout ça?

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