Une créative dans l'e-commerce

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Après Bouygues Telecom et Noos, Claire Lestoille fait ses premiers pas dans l'univers des cybermarchands. Chez Rue du Commerce, elle devra créer des services et fidéliser le client.

>Claire Lestoille n'est pas de celles qui aiment le tout cuit. Quand un succès est atteint et une situation bien établie, elle aurait même tendance à prendre la poudre d'escampette pour conquérir d'autres territoires. Un trait de caractère dont cette femme de 34 ans a pris toute la mesure dès ses débuts, dans l'alimentaire. À sa sortie de l'ESC Rouen, Danone lui ouvre ses portes. « Je savais que le passage par l'alimentaire était la voie royale. » Surtout, elle travaille sur une marque emblématique : Badoit. Seulement voilà, développer un nouveau produit dans le secteur alimentaire prend entre deux et trois ans. Ce qui n'est pas pour satisfaire le tempérament énergique de la jeune femme en quête perpétuelle de défis. Rien d'étonnant donc à ce qu'elle s'épanouisse dans les structures courtes et réactives et qu'elle se laisse happer par les nouvelles technologies, où tout bouge très vite. Et, où, en 1996, tout est à faire. C'est Bouygues Telecom qui marque son entrée dans ce secteur. « Il fallait lancer la marque, le logo, la musique, à un moment où le téléphone mobile n'était pas passé dans le domaine personnel. » Le tout en six mois. Ses proches sont sceptiques, mais l'idée du « tout à construire » la pousse à accepter un poste de chef de produit. Six mois plus tard, elle est chargée de construire l'offre de carte prépayée Nomad. Au fur et à mesure que Bouygues Telecom grandit, elle se spécialise dans le marketing des services.

Besoin de réactivité

À chaque poste, elle a le souci d'empiler une brique supplémentaire de compétences et d'intégrer un nouveau métier. Après quatre ans chez Bouygues, cette envie d'apprendre la pousse vers Noos. Tout comme son appétit pour les petites structures, plus réactives. Elle y apprend à s'adapter à des « contextes de fusion et de changement de direction ». Frédéric Pérodeau, délégué général de l'IFM, qui l'a connue chez Noos où il était directeur des ventes, se souvient d'une jeune femme « ultra vivante avec qui on pouvait se fâcher le matin car elle défendait ses positions bec et ongles, et déjeuner gaiement ensemble deux heures plus tard ». Ses qualités ? Selon son ancien collègue, elle est à la fois « douée pour l'écoute et perfectionniste. Deux caractéristiques essentielles pour lancer des projets et aller jusqu'au bout ». Celle qui préfère les investissements malins au matraquage publicitaire aurait pu, si elle n'avait été directrice marketing, être créatrice d'art ou de mode. Un atout pour relever les défis de Rue du Commerce, à commencer par une gamme diversifiée de nouveaux services.

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Article extrait
du magazine N° 1987

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